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Francis Bacon
Bacon

Si un homme commence avec des certitudes, il finira par des doutes ; mais s'il se contente de commencer avec des doutes il finira avec des certitudes Francis Bacon

"Sir" Bacon naît en à Londres (Royaume Uni). A 13 ans, il entre à l'Université de Cambridge. A 16 ans, il rédige un ouvrage de réfutation d'Aristote. De à , il voyage en France pour s'instruire des moeurs de ses provinces. A 19 ans, il rédige un traité sur l'état de l'Europe. Après la mort de son père, Bacon entreprend des études de droit et devient avocat.

En il entre à la Chambre des Communes et devient le protégé du Comte d'Essex, favori d'élisabeth, puis se retourne contre lui et obtient sa condamnation. Devenu favori du roi Jacques 1er et du Duc de Buckingham, il cumule alors titres et honneurs et sa fortune s'accroît considérablement. En il est nommé grand chancelier.

Une idée de la science

Précurseur de la pensée moderne, Bacon veut dégager la science de la théologie qui a rendu, estime-t-il, l'intelligence humaine stérile comme une nonne. Pour lui, la science véritable est la science des causes. Il s'oppose à la logique aristotélicienne qui établit un lien entre les principes généraux et les faits particuliers et, selon lui, se borne à exposer des découvertes déjà existantes sans faire de vérification.

Il abandonne ainsi la pensée déductive (qui procède à partir des principes admis par l'autorité des Anciens) au profit de l'interprétation de la nature, où l'expérience apporte des connaissances nouvelles. Ainsi préconise-t-il :

  • de soumettre la nature à l'expérience par une investigation au ras du sol : ce ne sont pas des ailes qu'il faut à notre esprit, mais des semelles de plomb.
  • de tirer de l'expérience une induction, non pas simplement "totalisante" qui se borne à constituer le catalogue des données acquises, mais "amplifiante" qui passe des faits connus à ceux qu'on peut "raisonnablement" leur assimiler.

Il dresse un état des connaissances pour en déterminer les parties déficientes qui sont à compléter et entend réorganiser la carte du savoir en tenant compte de l'"avancement" historique de la science. Son arbre des connaissances organisant le savoir sera repris par Diderot et d'Alembert pour l'Encyclopédie.

Il invente des formulations imagées de l'idée de progrès : le savoir est pour lui un navire dépassant les Colonnes d'Hercule (limite du monde connu dans l'Antiquité, image qui orne le frontispice d'Instauratio Magna).

Il pense que l'application de la science améliorera la condition humaine. Son utopie scientifique, exposée dans la Nouvelle Atlantide, repose sur une société dirigée par un collège universel qui regrouperait laboratoires, bibliothèques et observatoires où le travail de recherche serait réalisé par des équipes de techniciens.

Cependant, il laisse de côté l'outil principal d'interprétation de savants tels que Galilée et René Descartes, les mathématiques, et récuse le système de Nicolas Copernic comme étant conçu à seule fin de satisfaire des exigences mathématiques.

Classification

Il subdivise la science selon 3 facultés de l'esprit :

  1. l'histoire à la mémoire
  2. la poésie à l'imagination
  3. la connaissance à la raison, branche la plus développée dans laquelle il expose la "philosophie", qui se divise en :
    • théologie naturelle
    • histoire naturelle
    • philosophie humaine.

En il est condamné pour corruption, perd sa charge et est rejeté de la vie publique. Il sera publiquement réhabilité, mais il meurt peu après, en .

Auteur de :

Chalmers, Alan F., What is this thing called Science? traduit Qu'est-ce que la science - Popper, Khun, Lakatos, Feyerabend, La découverte, 1976. réédité 1982