Siège du FBI à Washington, Pennsylvania avenue, entre la maison blanche et le congrés
Siège du FBI à Washington, Pennsylvania Avenue, entre la Maison Blanche et le Congrés

Le Federal Bureau of Investigations est créé en par le général attorney Charles J. Bonaparte.

Le FBI, qui dépend du Ministère de la Justice, est chargé de la sécurité intérieure des États-Unis depuis sa fondation en , et de coordonner toutes les activités de contre-espionnage sur le territoire américain depuis .

Dès , l'USAF demande au FBI de l'aider à enquêter sur les affaires de soucoupes : le major Edwin E. Kirton, du Renseignement de l'Army Air Force à Fort Worth, leur demande des services tels que la suppression de communiqués de presse et de transmissions au nom de la sécurité nationale. Par exemple, Lydia Sleppy qui travaille en tant qu'opératrice telex pour la radio KSWS à Roswell à l'époque du crash reçoit un appel téléphonique du journaliste Johnny McBoyle dont elle tappe le récit d'un crash d'ovni sur le ranch Foster, racontera comment elle reçut sur la machine un signal d'interruption : cela provenait du FBI de Dallas : Ici le FBI, vous aller cesser de transmettre. Cependant cette collaboration n'était qu'un leurre : l'USAF se servait du FBI et ne leur diffusait que des informations partielles.

Cependant Kirton sous-estime les fédéraux, qui commencent à mener leur enquête de leur côté. Après avoir reçu reçu un telex de Kirton sur la nature de l'objet récupéré à Roswell, la recommandation de l'agent E.G Fitch est d'interrompre les enquête. Cependant, John Edgar Hoover n'est pas d'accord. Enquêtant toujours sur la nature des ovnis, le FBI finit par demande à l'USAF si certains de ses projets secrets peuvent expliquer ce phénomène. Le , l'USAF répond par la négative, sous la plume du général George F. Schulgen : ni l'Armée ni la Marine n'ont le moindre projet de recherche aéronautique pouvant être apparenté aux "disques volants". 10 jours plus tard cependant, le responsable du FBI de San Francisco intercepte un message confidentiel de l'USAF indiquant que l'armée doit s'occuper des témoins crédibles et laisser au FBI les cas douteux et les affaires de sièges de toilettes. Hoover, patron du FBI, s'étrangle alors de colère et envoie, furibond, une lettre au général George C. McDonald, dans laquelle il annonce que le FBI cesse définitivement toute enquête sur le sujet. A partir de ce jour, le FBI réfutera officiellement toute implication dans les enquêtes sur les ovnis. Cette décision est officialisée le 1er Octobre, par le biais du bulletin du FBI N° 59 : toutes les informations relatives aux ovnis doivent dorénavant être adressées à l'USAF.

Cependant le bureau se s'arrêtera pas là. Par la suite Hoover écrit :

Le Bureau a été avisé par une source sûre que les disques volants sont estimés être des engins téléguidés de fabrication humaine plutôt que des phénomènes naturels.

Le , un agent du FBI en poste à San Antonio signale dans un rapport qu'il vient d'être informé par le département G-2 de la 4ème Armée que les appareils aériens non identifiés, ou les phénomènes aériens non-identifiés, également connus sous le nom de "disques volants", "soucoupes volantes" et "boules de feu" sont considérés comme très secrets (top secret) par les officiers de l'Armée de Terre et de l'Armée de l'Air. Le mémo du FBI fait état d'une moyenne de 43000 km/h pour les vitesses observées pour de tels objets lors d'observations récentes, et évoluant à une altitude située entre 9600 et 10600 km. Les objets sont décrits comme terminant leur vol en descente brutalement verticale vers Los Alamos.

Le , un mémorandum, signé de la main de Charles Pearre Cabell, et adressé à différentes agences spécialisées dans les informations relatives à la défense nationale (CIA, mais aussi tous les grands services et unités de l'Armée de l'Air des États-Unis du monde entier) fera officiellement état au FBI du besoin en informations de l'USAF sur les observations d'ovnis.

Le , un mémorandum du bureau indique que selon une source confidentielle et digne de foi, les disques volants sont des fusées construites par des hommes, et qu'au cours des 4 dernières années, l'URSS faisait des expériences pour mettre au point un type inconnu de disque volant.

Un an plus tard, le , le bureau régional du FBI de Knoxville (Tennessee) reçoit un appel affolé d'un opérateur radar d'une base militaire voisine. Le technicien a repéré un engin survolant la centrale de recherche atomique d'Oak Ridge.

Le , l'agent Guy Llewellyn Hottel, en poste à Washington, envoie à sa hiérarchie un mémorandum dans lequel il prétend avoir bavardé avec un enquêteur de l'armée de l'air. Cet informateur lui dit que les forces aériennes ont récupéré 3 soucoupes volantes au Nouveau-Mexique, chacune étant occupée par 3 corps faisant à peine 1 m de haut, habillés de combinaisons noires comme celles des pilotes d'avions supersoniques Hottel, G. L.: "Information concerning Flying Saucers", 1950-03-22.

2 mois plus tard, le très exactement, Hoover, patron du FBI, s'inquiète officiellement de la protection des installations vitales telles quelle celle d'Oak Ridge. Apparemment toujours plongé dans le noi r par des services plus informés tels que l'USAF ou la CIA, il demande à ce que l'on mène une enquête appropriée afin de savoir si les objets non identifiés ayant survolé la zone de Oak Ridge ne seraient pas liés à des effets ionisants des radars. Les services de l'USAF sont alertés, et la CIA envoie de Washington un expert en radars pour contrôler la fiabilité des instruments. Ce dernier subit curieusement un interrogatoire sur ses antécédents d'alcoolique. Sans résultat. Quelles étaient ses conclusions ?

Le , des officiers du FBI rapportent les propos tenus par des représentant de l'USAF lors d'une réunion qu'ils eurent avec eux. Ces derniers expliquent aux policiers que, selon leur centre de renseignement de Wright Patterson les observations de soucoupes volantes remontent à plusieurs siècles et leur nombre varie en fonction de la publicité qui en est faite. Les militaires ajoutent que ces soucoupes apparaissent plutôt dans les zones de fort trafic aérien. Selon eux, il ne s'agit pas de "missiles" venus d'autres pays, et n'excluent pas que ces objets soient d'éventuels vaisseaux d'autres planètes comme Mars. Le , un mémorandum du FBI fera même état de témoignages de militaires de haut rang évoquant sérieusement l'hypothèse extraterrestre.

En , une note interne indique qu'un ancien ingénieur des services de recherches allemands aurait, pendant le seconde guerre mondiale, collaboré à un projet de propulsion aérodynamique de soucoupes volantes. Ce projet aurait été repris par plusieurs de ses camarades réfugiés en Amérique Latine. Dans une lettre adressée au service, cet ingénieur proposait de participer à l'élaboration d'un nouveau programme en déclarant que les essais allemands avaient été plus que prometteurs et qu'il serait en mesure d'atteindre des vitesses frisant 3000 km/h si on lui en donnait les moyens : Les premiers tests de vol avec un moteur de motocyclette ont atteint le résultat de 250-300 km/h. Pas si mauvais pour les années - ! Avec un moteur puissant ils volaient alors à 2600-2800 h/km.

Le Bureau indique que ces expériences pourraient expliquer certaines vagues d'observations d'ovnis.

Le , a vent par une source confidentielle que des agents de la NASA divulguent clandestinement, hors de leur agence, des "informations maison" relatives aux ovnis. Ces informations seraient destinées à 2 individus installés à Pittsburgh (Ohio). Le dossier du FBI, précise encore : D'après notre source, ces informations ex-filtrant de la NASA sont classées "Top Secret". On y apprend par exemple que XXXXX a visionné un film tourné lors de la séparation d'un missile, film sur lequel apparaît un ovni. Ce même XXXXX recommanda aux pilotes du vol Gemini 4 de rester sur le qui-vive car leur vaisseau spatial avait été spécialement équipé de dispositifs destinés à déceler la présence d'ovnis...

Jusqu'en , le FBI aura nié toute implication dans une quelconque enquête sur les ovnis. Cette année-là cependant, lors de la campagne pour les élections présidentielles, James Earl Carter choisit d'en faire un argument électoral : il promet de rendre publics tous les documents concernant les ovnis détenus par l'administration américaine. Cette promesse ne sera tenue qu'à moitié : en , Stanley Schneider, conseiller scientifique du président nouvellement élu, demande au FBI de lui transmettre tous les dossiers sur la question. Peu de temps après, plus de 1600 (1100?) pages de documents sont déclassifiées, notamment grâce à la persévérance de Bruce Sargent Maccabee et des requêtes FOIA qu'il soumet.

Le changement de politique semble toutefois difficile au FBI : 3 ans plus tard, le , Clarence M. Kelley, directeur du bureau, répond ainsi à une autre demande : L'enquête sur les Objets Volants Non Identifiés n'est pas et n'a jamais été un sujet de la juridiction des enquêtes du FBI Good, T.: 1987.

Des documents ayant circulé au FBI (une lettre-réponse datée du 12 septembre adressée à William S. Sessions, directeur du FBI de l'époque) semblent montrer que le projet Blue Book a repris en sous une forme "civile", sous le nom de "New Projet Blue Book", au sein duquel des anciens membres du projet Blue Book, du Pentagone, et d'autres cherchent encore à trouver la véritable réponse au phénomène ovni.

Les directeurs du FBI furent :