3 Juillet 1967
Enquêteur : Hartmann
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Le témoin et 2 compagnons ont signalé avoir observé et prit 2 photographies d'un objet décrit comme brillant, et d'approximativement 25 pieds de diamètre. L'appareil aurait lâché un petit objet, qui fut récupéré et aurait été composé de soudure, aluminum et magnésium. Un rapport de la Royal Canadian Air Force a apporté des éléments substantiels indiquant que l'observation était authentique et que l'objet était, en considérant certains suppositions, de 40 à 50 pouces de diamètre. Bien que le cas ait été largement décrit, par la presse comme par plusieurs enquêteurs, comme étant exceptionnellement solide, un examen des photographies d'origine et des circonstances n'indique aucune preuve probante de l'existence d'un appareil inhabituel. Seul le témoignage sous sermet des témoins pourrait être décrit comme rendant ce cas plus impressionnant que la plupart des autres.
Le témoin-clé et ses 2 compagnons faisaient une randonnée vers l'Est sur le terrain rugueux de la montagne lorsque tous 3 signalèrent voir un objet approcher (1a, b, c).
Le témoin-clé est décrit comme un commercial et 1 de ses compagnons comme un ca. étudiant de 16 ans (1, 3). Diverses personnes contactées par le projet, impliquées dans le cas ou enquêtant dessus, remarquèrent la nature de "devinettes" des réponses des personnalités à certaines situations (voir ci-dessous), soulevant en particulier la question des actions des témoins-clés et des compagnons. La référence (2) décrit les "2 observateurs — évidemment le témoin-clé et 1 compagnon comme engagés dans de la "prospection d'or." La référence (4) les décrit comme à la recherche d'une mine d'or légendaire.
D'après les témoins l'objet approcha de l'Est, et à une distance relativement proche et passa hors de vue derrière des arbres ; il réapparut, stationna, et fut alors perdu de vue vers le Sud (1). Il y avait des nuages cumulus éparpillés avec un niveau de base à environ 10 000 pieds au-dessus du niveau de la mer (2, cité de "Bureau Météo"). Les observateurs étaient à une altitude approximative de 5000 pieds (2), où il y avait des vents de 15 miles/h (2).
Lorsqu'il fut vu pour la 1ère fois, "l'appareil" se trouvait à une altitude ne dépassant pas les 2000 pieds et à une distance ne dépassant pas les 2 miles (1a, b). Il perdait de l'altitude graduellement (1a, b). D'après le témoin-clé dans sa déposition approximativement 8 mois plus tard (1a) :
Il se déplaçait vers nous en perdant graduellement de l'altitude, passa devant nous, et alors qu'il passait silencieusement hors de vue derrière des nuages, il réapparut alors et stationna dans le ciel ouvert, et quelque chose d'une taille bien plus petite tomba de l'appareil.
Un des compagnons du témoins rapporte dans sa déposition (1b) :
Il se déplaçait vers nous en perdant de l'altitude graduellement et à une distance de pas plus de 1/2 mile il stationna par moments, moment auquel un objet fut vu tomber de l'appareil. L'objet tombé faisait peut-être 1/100ème (0,01) de la taille du vaisseau mère. Au niveau du sommet des arbres l'appareil en question disparut alors de vue.
Je ne suis par sûr à ce point s'il devint invisible, ou se dissolut, ou simplement fonça hors de vue à une si grande vitesse qu'il fut difficile pour l'oeil de le suivre. En tous cas, il partit loin de nous à une grande vitesse lorsqu'il disparut de notre vue.
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Le témoin-clé prit 2 photographies en succession rapide (2), et déclara (1a) : J'ai . . . pris 2 clichés de cet étrange appareil et je jure, autant que je puisse le savoir, qu'il n'y avait pas d'autres humains dans cette zone et qu'il n'y a eut aucun trucage photographique. Voir les planches 61 et 62. Le témoin clé utilisait un Olympus PEN EE. Le format de diapositive était 18 x 24 mm (la moitié du format standard 35 mm). La vitesse du film était ASA 64, fixé de 7 pieds à l'infini (2).
Dans le rapport initial au Département Canadien de la Défense Nationale, daté de Sept. 67, l'objet fut décrit comme circulaire, brillant, d'aluminium, d'approximativement 25 pieds de diamètre. D'abord observé entre 2000 et 2500 pieds au-dessus de l'altitude de l'observateur, [banked] et descendit bien plus bas, disparut derrière les arbres se déplaçant vers le Sud à haute vitesse (2).
Un des compagnons du témoin-clé, dont la déposition est plus détaillée, indique :
Aucun son n'accompagna l'observation et aucun échappement ni de couleurs d'un type quelconque ne furent observés. Ce que nous avons vu était un objet en forme de disque avec un tonalité argenté, avec une taille que le Département de la Défense Nationale du Canada a décrit comme étant de 35 à 40 pieds de diamètre avec un facteur de profondeur de 4 pour 1. Mon avis sur sa taille ne le situerait certainement pas plus gros que ça.
(Note : Les dépositions référencées sont signées et portent la disposition : Et je fais cette déclaration solennelle conscientieusement la croyant comme vraie, et sachant qu'elle est de même force et effet que si faite sous serment, et par vertu du Canada Evidence Act).
Dans les semaines suivant l'observation, le signalement d'ovni reçut une certaine publicité. Un rapport contenant les détails fut envoyé de l'"Unité Canadienne Pers, Calgary" aux Q.-G. de la Royal Canadian Air Force à Ottawa, daté du 7 Septembre 1967. Des données supplémentaires furent reçues par la Canadian Air Force via une conversation téléphonique, les 11-12 Octobre 1967.
Le 18 Octobre 1957 (sic), un rapport fut envoyé par le Defence Photographic Interpretation Centre de l'Air Force au Directeur des Opérations de Air Force. Ce rapport, du major K. J. Hope (réf. 2), contenait une analyse des 2 photographies.
L'analyse candienne était sous la forme de 4 tests. Dans "l'Exercice A" il fut conclut que les masses nuageuses montrées dans les 2 photos étaient essentiellement les mêmes, cohérentes avec la succession rapide des photos et des vents de 15 miles/h, et que 2 photographies différentes avaient été prises sur le site, de manière cohérente avec les très légères différences dans le motif des feuillages des arbres. Cependant, la possibilité que le cas ait impliqué un photo montage combinant un ovni préparé en studio avec chacune des 2 clichés pris sur site ne put être prouvée ou exclue.
"L'Exercice B" utilisait les caractéristique de l'appareil photo pour conclure que le flou de la planche 62 pouvait être dû à une reproduction hors-focus ou à un mouvement de l'appareil photo. La vitesse d'obturation de 1/25 s était cohérente avec, mais ne prouvait pas, un mouvement de l'appareil photo.
"L'Exercice C" utilisait les données météorologiques (nuages à environ 5000 pieds) pour montrer que la visibilité prétendue des objets à 2000-2500 pieds était crédible.
L'"Exercice D" conlut que puisque l'observation avait été faite dans une zone désertique, il était raisonnable qu'aucun autre signalement n'ait été obtenu.
Le rapport canadien conclut également d'après les photographies que l'objet avait une forme de tore ou peut-être d'ellipsoïde oblong, et qu'à environ 2000 pieds son diamètre aurait été de 40 à 50 pieds et son épaisseur entre 11,5 et 14 pieds. Les 2 photos ensembles indiquaient une ascension ou une descente, conformément au témoignage.
Le langage du rapport impliquait que puisque tous les tests avaient été "passés", i.e. puisque les photos étaient par plusieurs côtés cohérentes avec le témoignage, le cas était très solide. Parmi les conclusions étaient les déclarations : D'après les données statistiques fournies l'objet a un diamètre de 40' à 50' et a une profondeur de 11,5' à 14' . . ." (emphase de WKH); Un examen de l'ensemble des données techniques . . . a indiqué un degré de compatibilité très acceptable. Si l'histoire et les photographies sont un canular, alors c'en est un bien préparé, qui nécessiterait du côté de ses auteurs une connaissance de la photographie, voire de la photogrammétrie pour soutenir l'information écrite et verbale. . . . Alternativement, les données ont fourni une combinaison plutôt heureuse et chanceuse de circonstances pour faire un canular réaliste ; . . . les 4 exercices . . . justifient raisonnablement le rapport de l'observateur, par les données techniques comme par la logique ; . . Conclusion : les découvertes amenées ci-dessus sont soutenues par des données techniques. . . .
A ce moment de l'enquête (de la neige était déjà sur le sol), 1 des compagnons retourna dans les bois pour localiser le site et rechercher l'objet qui serait tombé de l'ovni (3). Il demanda à des amis de prévenir les autorités s'il n'était pas retour dans 3 jours. (3) Au bout d'une semaine, le témoin-clé prévint les médias locaux, au lieu de la police. Lorsque le compagnon émergea [unscathed] des bois, il s'opposa à l'excitation et aux recherches qui étaient menées à ce moment par l'armée et la police (3). Le Dr. J. Allen Hynek, consultant pour le projet Blue Book de l'USAF, avertit le projet du Colorado qu'un specimen ou des specimens amenés rapportés par le compagnon et considérés être liés à l'observation, étaient des soudures dans lesquelles étaient incrustées des particules d'un alliage aluminum-magnésium (3).
Plus tard des enquêteurs (3) soulevèrent la question (sans résultats concluants) de la motivation du témoin-clé dans sa gestion de la publicité, e.g., prévenir les médias au lieu des autorités de recherche. Hynek, qui décrira plus tard le cas (4) comme étant celui qu'il avait le plus réussi à documenter complètement, avoir des photographies crédibles, et être assez intéressant pour une enquête plus poussée, étudia les diapositives originelles en Janvier 1968. A cette époque, permission fut obtenue via un avocat de Montréal pour le projet du Colorado d'étudier les originaux.
D'après les notes des dossiers du Colorado (3), Hynek visita Calgary et interrogea le témoin-clé et d'autres personnes impliquées dans le cas. Ce voyage fut effectué peu après la révélation nationale d'un canular de photographie d'ovnis au Texas ; M. Mike Adamson, de la station radio de Calgary, CKXL, arrangea à cette époque des tests de détecteur de mensonge à faire suivre aux témoin-clé et aux autres compagnons qui étaient tous anxieux de suivre de tels tests. Ces tests furent à la charge de CKXL.
Cependant, dans une incompréhension, le Dr. Hynek quitta Calgary avant qu'un tel test puisse être réalisé, et le personnel de la station de radio, pour qui le test était sans intérêt sans la participation du Dr. Hynek dans l'émission qui s'ensuivrait, annula le test.
L'analyse par la Royal Canadian Air Force, signalée ci-dessus, est considérée comme techniquement valide, bien que je pense que l'interprétation attache un crédit discutable au cas. En particulier, les déclarations selon lesquelles un canular nécessiterait . . . une connaissance de la photographie, voire de la photogrammétrie pour soutenir les informations écrites et verbales. . . et qu'il nécessiterait une combinaison de circonstantes plutôt heureuse et chanceuse pour faire un canular réaliste sont trop catégoriques. Il devrait être gardé à l'esprit que si un canular était impliqué, les informations écrites et verbales seraient préparées après que les photographies aient été prises, en accord avec ce que le photographe a pensé avoir "enregistré" sur film.
Certainement, les photographies de "Calgary" ne nécessitent pas de connaissances photogrammétrique ou d'une expérience photographique sophistiquée pour être produites. En fait, le rapide panneau et flouté de la 2nde photo, et le pitch du disque vers l'observateur sont une caractéristique des photographies de maquettes lancées à la main. A mon avis, c'est basiquement le problème qui fait que les photos de "Calgary" n'ont pas de valeur probative dans l'établissement de l'existence de "soucoupes volantes " : les photographies ne peuvent être distinguées de photographies d'une maquette lancée à la main.
Le rapport de la RCAF est réminiscent du premier rapport du laboratoire de la Marine US sur le film de Tremonton : le rapport fut préparé par un groupe qui était incliné à croire à l'existence des "soucoupes volantes" et alors que l'analyse était plus ou moins valide, il n'a pas justifé la conclusion, présentée au Panel Robertson, qu'un contrôle extraterrestre intelligent puisse être impliqué.
Un test important passé par les photographies est que les motifs nuageux du fond sont identiques, cohérents avec la déclaration selon laquelles les photographies furent prise en succession rapide (le cas de Salem, par example, fut classé comme contenant des incohérences internes fatales lorsque ce test ne fut pas passé).
Des mesures des planches 61 and 62 (sur aggrandissement 8 x 10) donnent des diamètres angulaires de 0,98 ° et 0,84 °, respectivement. Le témoin-clé et son compagnon ont témoigné (attesté par l'autre compagnon) que l'objet n'était initialement pas plus haut que 2000 pieds (1a), et d'abord vu à une altitude ne dépassant pas les 2000 pieds (1b), et perdant de l'altitude. L'objet s'était approché depuis une distance ne dépassant pas 2 miles à pas plus que 1/2 mile lorsque les clichés furent pris. Une échelle horizontal de, disons, 2000 pieds nécessiterait une altitude d'approximativement 1400 pieds pour être compatible avec l'angle d'élévation d'approximativement 35 ° mesuré dans la 1ère photo. Dans la 2nde photo, l'ovni est tombé verticalement vers le bas à un angle d'élévation d'environ 14 °, correspondant à une altitude d'environ 240 pieds. Ces chiffres sont cohérents avec le témoignage verbal.
En utilisant une distance de ligne de visée d'environ 2200 pieds, le diamètre angulaire mesuré de 0,9 ° correspond à un diamètre linéaire de 35 pieds. L'incertitude de distance résulte en une incertitude de diamètre de peut-être 40 %. Ainsi, le témoignage verbal, combiné aux photographies, indique un diamètre linéaire de 35 plus ou moins 14 pieds.
Après examen des images aggrandies, je ne vois aucun indice soutenant l'assertion de la RCAF que l'objet a une forme toroïdale. Seule l'image floue (planche 62) is pitched up vers l'observateur, et une zone claire pas très centrée dans le disque sombre peut être interprété comme une lumière, par opposition à un trou central.
Le Dr. Hynek a signalé au projet que Fred Beckmann, de l'Université de Chicago, avait étudié les diapositives originelles avec un densitomètre et conclut que l'image était une "véritable" image photographique et qu'il semblait y avoir de la brume devant l'objet suggérant une portée considérable (voir l'analyse similaire de McMinnville (Oregon), Cas 46). Cependant, au regarde de la nature brillante de la surface, la présence claire de lumière vives, et le contraste relativement élevé des détails du sol distant, il serait difficile, à mon avis, d'obtenir une indication claire de dispersion suffisante entre l'observateur et l'ovni pour indiquer une distance de l'ordre de seulement 2000 pieds.
Les tests qui ont pu être réalisés étaient cohérents à tout point de vue avec le témoignage verbal. Les tests incluaient :
En dépit de la cohérence interne de ces résultats, il doit être indiqué que les photographies sont également cohérentes avec une maquette jetée en l'air et que le contenu informatif est insuffisant pour exclure cette hypothèse. Par conséquent, le cas ne peut être cité comme contribuant à une preuve significative dans l'établissement de l'existence d'appareils inhabituels.
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