La méthode scientifique

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Evolution de la méthode scientifique
  • -2000 : Premiers indexes de texte
  • -200 : Bibliothèque cataloguée (à Alexandrie)
  • 1000 : Encyclopédie collaborative
  • 1590 : Expérience contrôlée (Bacon)
  • 1600 : Laboratoire
  • 1609 : Télescopes et microscopes
  • 1650 : Societé d'experts
  • 1665 : Répétabilité (Boyle)
  • 1665 : Journaux universitaires
  • 1675 : Examen par des pairs
  • 1687 : Hypothèse/prédiction (Newton)
  • 1920 : Falsifiabilité (Popper)
  • 1926 : Conception randomisée (Fisher)
  • 1937 : Placebo contrôlé
  • 1946 : Simulation informatique
  • 1950 : Expérience en double aveugle
  • 1962 : Etude de la méthode scientifique (Kuhn)

Il n'existe pas de méthode scientifique figée. Si le but de la science est la découverte de nouvelles connaissances, elle se renouvelle elle-même régulièrement (ses principes, ses méthodes) afin de pouvoir les acquérir.

Exemple

Contrairement à ce que l'on s'imagine souvent, il n'est pas nécessaire de manipuler des microscopes ou des tubes à essais sur une paillasse pour appliquer la méthode scientifique. Il s'agit avant tout d'une démarche, relativement simple et à la portée de tous, et, à l'image de monsieur Jourdain, chacun de nous peut l'appliquer sans en avoir conscience.

Prenons un exemple issu d'une science appliquée : l'informatique. Que se passe-t-il lorsqu'un utilisateur me signale un bug dans mon logiciel ?

Informatique Ufologie Méthode scientifique
Au départ j'ai à ma disposition les élements que me communique l'utilisateur : un message d'erreur par exemple. Témoignage
Question
En fonction de ces premiers élements, je peux voir rapidement de quoi il s'agit (l'utilisateur à fait une mauvaise manip, où il n'a pas tout ce qu'il faut pour que ça marche, etc.) Questionnaire éliminant les explications triviales
Réponse connue
ou considérer qu'il s'agit d'un véritable mystère
Ovni Réponse inconnue
"C'est impossible !" me dis-je même parfois, sachant bien comment fonctionne le logiciel. Défi des lois admises
Attitude non scientifique, mais humaine.
Mais le fait est là : ça ne marche pas chez l'utilisateur. Les faits doivent s'imposer

Il y a donc bien un réel mystère, qui échappe à l'utilisateur, et qui m'échappe aussi à moi en tant qu'expert vers lequel se retourne le client. Le témoin, incapable de trouver une explication, fait appel à un expert (ufologue, astronome, etc.)
 
Alors je commence à faire mon enquête. Je pose des questions au client : qu'était-il en train de faire quand le problème est arrivé ? Quel est exactement son environnement ? Interview du témoin
Données
Si besoin est, je vais même aller sur place pour comprendre pourquoi je ne reproduis pas le problème de mon côté. Enquête sur place
Variables
Si cette récolte de renseignements ne m'apporte pas la solution, je vais me mettre à faire des hypothèses : si ce que l'utilisateur signale est arrivé, ce peut-être parce que ceci ou parce que cela.
Formulation d'hypothèses
Hypothèses
Alors je regarde le code, je fais des essais, des tests pour voir si je peux reproduire le problème.
Statistiques, reproductibilité d'hypothèses OVI
Expériences, tests des hypothèses
Généralement je finis par trouver.
90 à 95 % des ovnis sont expliqués
Résultats connus.
Dans ce cas, je revois mon code pour que ça n'arrive plus, et revois tous les endroits similaires.
L'analyse des résultats permet d'affiner l'analyse future et la méthodologie.
Résultats nouveaux : Enrichissement des connaissances (brutes, méthodologie)
Généralement aussi, j'explique le problème survenus à mes collègues, pour qu'ils y pensent la prochaine fois.

Analyse et partage (publication) des connaissances et résultats.
Dans peut-être 0,1 % des cas, on ne comprend pas comment cette erreur a pu se produire. On se dit que c'était dû à un concours de circonstances exceptionnelles (de son environnement, etc.) et d'ailleurs généralement l'erreur ne se reproduit pas. La rareté relative aux autres phénomènes ne justifie pas de plus grande préoccupation. Attitude paresseuse ou économe, selon le % d'inexpliqués.
La rareté relative aux autres phénomènes ne justifie pas de plus grande préoccupation. Attitude paresseuse ou économe, selon le % d'inexpliqués.

Ce n'est donc pas si extraordinaire. On constatera — heureusement — que beaucoup moins de bugs restent inexpliqués que d'ovnis. Un responsable de société informatique n'accepterait pas qu'il y ait de 5 à 10 % de bugs laissés inexpliqués. Il perdrait bien vite ses clients. C'est pourtant ce que certaines autorités et certains scientifiques font avec les ovnis, et peut-être est-ce aussi pour cela qu'une partie du public a adopté le réflexe de ne pas leur faire confiance.

Références :

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