Météores

Home
Cas fameux de météores
  • Ensisheim en 1492
  • L'Aigle (Orne) en 1803
  • 20 juillet 1860
  • Tunguska en 1908 (à confirmer). Energie de 20 mega-tonnes de TNT. La théorie du météore énorme, explosant en altitude (pas de cratère trouvé, 60 millions d'arbres soufflés), reste encore à confirmer.
  • Bodaïbo (près de Mama, Sibérie orientale) en 1907. Spécimen en fer de 15,9 kg.
  • Boguslava en 1916
  • Pervomaisky en 1933
  • Sikohoté-Alinsk (en Yacoutie, Sibérie) en 1947. Energie de 20 kilo-tonnes de TNT.
  • Rovelstok (Canada) le 31 mars 1965. Energie de 0,2 kilo-tonnes de TNT. 2 fragments récupérés pour moins de 1 gramme après 2 semaines de recherche.
  • Parc National de Grand Teton (USA/Canada) le 10 août 1972
  • Oust-Ilimsk (Sibérie) en 1976
  • Sud-ouest de la France le 11 mars 1992
  • Peek Hill (New York) le 9 octobre 1992, filmé et dont un des fragment à fini sa chute à travers le coffre d'une voiture.
  • Lac gelé de Tagish (Alaska) le 18 janvier 2000, repérée par des satellites militaires. Energie de 0,26 kilo-tonnes de TNT. Laisse 1 kg de fragments.
  • Bodaïbo (près de Vitimski et Mama, Sibérie orientale) le 25 septembre 2002. Energie de 0,2 kilo-tonnes de TNT. Supposé avoir explosé à quelques dizaines de km d'altitude. Les appareils sismiques de la station de Bodaïbo n'enregistrent rien d'anormal, pas plus que le réseau très sensible du laboratoire de géophysique du CEA.

Un terme ancien et général

A l'origine, le terme grec meteoros (μετέωρος) ou meteôra désigne une chose haut dans les airs, et regroupe donc tout phénomène intervenant dans la région sublunaire (à l'exception des nuages) Aristote: Meteorologica < Deliyannis, Yannis: "1615, October 26th : Paris - A sceptical point of view", Magonia Exchange, mercredi 14 novembre 2007, et donc dans notre atmosphère.

Les divers phénomènes observés sont alors regroupés en de multiples catégories de météores :

Cette typologie, qui regroupe donc aussi à cette époque des phénomènes inexpliqués, est celle qui domine dans la plupart des traités que l'on peut trouver au moins jusqu'à la 1ère moitié du 17ème siècle où des études plus systématiques permettent à certans de ces phénomènes d'être progressivement considérés de manière indépendante, comme les aurores Gassendi: 1621, les arcs-en-ciel Descartes, et les comètes lorsque Tycho Brahe établit en 1577 qu'elles existent hors de l'atmosphère terrestre.

Représentation populaire d'une pluie de pierres
rocks

Cette typologie des "méteores" reste toutefois mentionnée jusqu'à la fin du 18ème siècle Pierre Bertholon: De l'électricité des météores in 1787 < Deliyannis, Yannis: "1615, October 26th : Paris - A sceptical point of view", Magonia Exchange, mercredi 14 novembre 2007 où nombre de scientifiques considèrent encore comme non fiables les témoins qui parlent de pierres tombées du ciel. Pour eux, il suffit de regarder le ciel pour voir qu'aucune pierre ne s'y trouve, et il semble plus probable que la poignée de professeurs défendant le phénomène se trompent.

Par la suite au 19ème siècle de nombreuses études sont entreprises spécifiquement sur les "météores flamboyants". Un physicien allemand cependant, Ernst F. Chladni, fort son expérience des témoignages de par son activité d'avocat, pense décèler dans les récits des témoins la description honnête d'un phénomène réel, et nouveau. En bon scientifique, cette intime conviction n'est cependant pas pour lui une fin, mais le début d'un travail concrêt sur le sujet Chladni, E. F.: Uber Feuer-Meteore, 1819, qui va faire de lui le précurseur de l'étude du sujet, avec Jean-Baptiste Biot. En 1803, après une averse exceptionnelle de météores au-dessus du village de L'Aigle (Orne), l'Académie des Sciences délègue une commission d'enquête dirigée par ce dernier. Celle-ci aboutit à une reconnaissance par la communauté scientifique admette l'origine "extra-terrestre" Au sens de provenant de l'espace pour tomber sur la Terre de ces pierres Etienne 1998.

A partir de cette date l'étude des météores se développe plus sérieusement. En 1874, Camille Flammarion note toutefois des signalements de météores étranges, car très lents. Il les appelle "bradytes" Flammarion, C.: Etudes et Lecture sur L'Astronomie, Tome 5, 1874, p. 143.

Une acception moderne

Bien que la définition généraliste d'un météore perdure assez tard (un ouvrage sur le vocabulaire marin et militaire les décrit généralement en 1889 comme des phénomènes intervenant dans l'atmosphère, ou sont dans le ciel, pour quelques circonstances particulières, et sortant de l'ordinaire Guglielmotti Alberto, "Vocabolario Marino e Militare" (Casa Editrice Voghera, Roma, 1889 (ed. anastatic reprint, Mursia, Milano, 1987) < Conti, Nico: "Re: 1615, October 26th : Paris - A sceptical point of view", Magonia Exchange, 15 novembre 2007), aujourd'hui les météores A ne pas confondre avec les météorites, qui sont les restes de météores tombés à terre sont presque toujours assimilés aux "bolides", ou plus généralement les matériaux interplanétaires, le plus souvent petits, visibles lorsqu'ils pénètrent dans notre atmosphère, formant des traînées lumineuses (ce qu'on appelle les "étoiles filantes") en se désintègrant. En effet, à 120 km d'altitude, le frottement avec l'air les embrase. Les roches/métaux arrivant éventuellement au sol sont alors qualifiés de pierres météoriques, ou "météorites".

Combien ?

On estime que les météores ne ne consummant pas entièrement dans l'atmosphère produisent environ 10 t de météorites/an et 10 000 t de micrométéorites/an.

Où ?

On peut trouver des météorites partout, mais il est plus facile de les trouver dans les déserts (chauds et froids). Dans certaines configurations montagneuses, le mouvement des glaciers permet aussi d'en récupérer de nombreuses plus facilement.

Quand ?

Il existe 2 catégories de météores : les sporadiques, qui peuvent survenir à n'importe quel moment (issus d'astéroïdes par exemple), et les essaims de météores survenant à des époques fixes de l'année. Ces essaims sont engendrés par les comètes, qui croisent régulièrement l'orbite de la Terre. En s'approchant du Soleil, la glace qu'elles contiennent s'évapore et des particules de poussière (dont le poids se chiffre habituellement en grammes) sont attirées par notre planète et se consument par frottement dans l'atmosphère. A ces époques, des pluies durent plusieurs nuits et il est possible d'apercevoir plus de 60 météores en 1 h. Les périodes où la Terre croise des zones riches en amas de débris, générant de telles observations sont (principaux ) :

Famille Période Constellation du radiant Lieu du ciel d'où semblent venir les météores par un effet de perspective Commentaire
Début Maximum (à 2 jours près) Fin
Bootides (quadrantides) 01 jan 03 jan 06 jan Bouvier Bleutés à traînée persistante.
Lyrides 19 avr 21 avr 25 avr Lyre Brillants.
Êta Aquarides 24 avr 04 mai 20 mai Verseau Essaim associé à la comète de Halley.
Perséides 23 jul 12 aoû 20 aoû Persée Brillants à traînées persistantes. Essaim riche, associé à la comète Swift-Tuttle.
Draconides 06 oct 09 oct 10 oct Le Dragon Essaim périodique, associé à la comète Giacobini-Zinner.
Orionides 16 oct 21 oct 26 oct Orion Essaim associé à la comète de Halley.
Taurides Sud 15 sep 05 nov 15nov Taureau Lents, nombreux bolides.
Léonides 15 nov 17 nov 20 nov Lion Essaim périodiques, associé à la comète de Tempel-Tuttle.
Géminides 07 déc 13 déc 15 déc Gémeaux Nombreux bolides.

Combien de temps ?

Les météores sont observés très brievement (pendant quelques secondes au plus) comme une traînée de lumière rectiligne. La plupart sont de couleur blanche ou blanc-bleu, bien que certains peuvent varier jaune rougeâtre (les plus rougeâtres entre dans l'atmosphère avec une longue traînée) au vert brillant (probablement en raison d'une ionisation d'oxygène).

Bolides

Un bolide se désintégrant au-dessus de Peekill (New York), filmé le 9 Octobre 1992 par les spectateurs d'un match de football. Le bolide produira plusieurs météorites, dont une touchera une voiture.De plus gros objets donnent des phénomènes plus spectaculaires : les bolides qui peuvent être visibles même en plein jour et apparaissent comme une boule de feu suivie d'une traînée lumineuse, qui peut persister bien après la disparition du météore. L'observation de bolides peut s'accompagner d'une onde de choc et de phénomènes audibles. Leur altitude (comme celle des météores) est élevée et ils sont donc souvent observés par des témoins se trouvant à des emplacements très éloignés. Certaines notifications d'ovnis se sont révélées par la suite être dues à de spectaculaires météores, montrant que les confusions sont assez fréquentes.

Météorites

Les plus gros bolides peuvent atteindre le sol sans être complètement désintégrés, ne causant de dégats matériels ou corporels que très rarement. On parle alors de météorite. Plus de 99 % des météorites analysées proviennent d'astéroïdes. 15 météorites lunaires et 11 météorites probablement d'origine martienne existent dans l'ensemble des collections mondiales.

On distingue les météorites:

Depuis l'avènement de l'ère spatiale, on peut aussi observer des réentrées dans l'atmosphère de satellites ou de morceaux de fusées, qui sont parfois spectaculaires.

Projets

Plusieurs projets d'observations de météores ont été mis en place :

Mavrakis/Olivier 1986 The International Meteor Organization Ayer, Frederick II: "The Prairie Network", Instrumentation pour la recherche sur les ovnis, Rapport Condon, 1969. "Les météorites", Imago Mundi

Home