Gordon D. Thayer, NOAA, in Journal of Astronautics and Aeronautics; Septembre 1971
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L'histoire qui suit — un exemple de type d'observation qui forme le coeur de la question ovni — a été sélectionné par le sous-comité ovni de l'AIAA pour publication non seulement en raison de son contenu troublant, mais aussi en raison de la multiplicité des observations. L'auteur, un ancien membre du "Comité Condon" (équipe d'étude sur les ovnis ed l'Université du Colorado), discute le cas, mais ne propose pas d'explication. Cette étude de case vise à permettre au lecteur de goûter aux éléments du résidu d'observations sous-jacent à la controverse ovni.
Par une agréable soirée d'Août 1956, le superviseur de l'observation de nuit au Centre Radar de Contrôle de Traffic Aérien (RATCC), un officier non commissionné de la Force Aérienne U.S., fut startled par un appel téléphonique de l'installation radar GCA (Approche au Sol Contrôlée) de Bentwaters (voir carte) demandant, Avez-vous des cibles sur vos écran voyageant à 4000 miles/h ? Ainsi commença un des épisodes d'ovni radar-visuel les plus étranges et les plus dérangeants connu.
Les 4 événements à la GCA de Bentwaters prirent cet ordre :
A ce moment, quelque de la station GCA de Bentwaters appella la station RATCC de Lakenheath en demandant au superviseur de l'observation de nuit qui s'y trouvait s'il avait des cibles à 4000 miles/h sur ses écrans et décrivant la piste de l'URE n° 4. L'appelant indiqua que la tour de contrôle de Bentwaters avait signalé avoir vu une lumière blanche brillante passer au-dessus du terrain d'Est en Ouest à une vitesse terrible et environ 4000 pieds d'altitude, alors qu'au même moment le pilote d'un appareil C-47 survolant la station à une altitude de 4000 pieds signalait une lumière brillante striait sous son appareil voyageant d'Est en Ouest à une vitesse terrible. Le superviseur d'observation de Lakenheath, bien qu'évidemment sceptique sur ce signalement, eut immédiatement l'ensemble de ses contrôleurs commençant à scruter les écrans radar... utilisant tout le MTI (indicateur de cible en mouvement), qui éliminait entièrement tous les retours du sol.
Peu après que cette recherche ait commencé, 1 des contrôleurs remarqua un écho stationnaire sur les écrans à une position indiquée entre 20 et 25 miles au Sud-Ouest de Lakenheath. Notez la position de ce contact initial sur la carte ; elle est presque directement en ligne avec la trajectoire des UREs n° 3 et 4 d'après le rapport de Bentwaters. Bien que le MTI devrait avoir éliminé le retour de toute cible se déplaçant à moins de 40 à 50 noeuds, le personnel radar ne put détecter absolument aucun mouvement de cet URE. Le superviseur d'observation appella l'unité GCA de Lakenheath pour voir s'ils avaient le même écho sur leur écran et ils confirmèrent que la cible était sur leur écran au même endroit. Alors que le personnel du RATCC de Lakenheath regardait cet URE, il commença soudain à se déplacer en une direction Nord-Nord-Est à une vitesse qu'ils calculèrent par la suite être entre 400 et 600 miles/h. Selon leurs mots il n'y avait pas de ... construction de cette vitesse — elle était constante de la seconde où elle à commencé jusqu'à ce qu'il s'arrête.
Le supervisor d'observation contacta le personnel de commandament de la base aérienne locale et les tint informés des événements à partir de ce point. L'URE fit plusieurs changements de direction toujours en ligne droite, et toujours à environ 600 miles/h sans accélération ou déceleration apparente — les changements variant en longueur indiquée de 8 à 20 miles, avec des épisodes stationnaires de 3 à 6 mn intervenant.
Il y eut des observations visuelles à Lakenheath durant cette période, mais les rapports de ceux-ci jettent le trouble et sont non concluants. Peut-être plus significatives sont les déclarations de l'officier d'enquête selon lesquelles 2 ensembles radar [GCA de Lakenheath et RATCC] et 3 observateurs au sol rapportent substantiellement la même chose, et le fait que le radar et les observations visuelles au sol aient été faites sur son accélération rapide et ses arrêts abrupts prête certainement [du crédit] au rapport.
Après environ 30 à 45 mn, ou 23 h 40 à 23 h 55 (Z), la RAF envoya un appareil de chasse nocturne de Havilland "Venom" de Havilland pour examiner l'ovni de Lakenheath.
(A ce point, les récits du superviseur d'observtions de nuits de Lakenheath et du rapport du Projet Bluebook divergent. D'abord, le superviseur d'oservation dit que l'appareil venait d'un terrain près de Londres et fut repéré sur le radar du RATCC entrant par le Sud-Ouest à une portée de 30 à 45 miles de Lakenheath. D'après le dossier Bluebook, le chasseur décola de la station RAF de Waterbeach (voir carte), qui se trouve à seulement 20 miles au Sud-Ouest de Lakenheath et bien déjà dans la portée radar — donnée comme 50 à 60 miles pour des cibles à 5000 pieds ou au-dessus. Ensuite, le superviseur d'observations raconte que le Venom fut dirigé vers l'URE qui était alors stationnaire (n° 5) à une position à environ 16 miles au Sud-Ouest de Lakenheath, et que ce fut le 1er et seul contact avec un ovni. D'après le récit de Bluebook, "le a/c vola au-dessus de Lakenheath et fut dirigé sur une citble radar à 6 miles à l'Est du terrain (n° 6). Le pilote indiqua qu'il avait une lumière blanche brillante en vue et allait y voir de plus près. At 13 miles à l'Ouest [de Lakenheath] il signala avoir perdu la cible et la lumière blanche [N.B. — cela implique que le pilote avait l'inconnu sur son radar embarqué ainsi qu'un contact visuel]. Le RATCC de Lakenheath le dirigea vers (vraissemblablement) une autre cible à 10 miles à l'Est de Lakenheath et le pilote indiqua que la cible était sur radar et qu'il "verrouillait." Cette cible devait être l'URE n° 5, identifié par le superviseur d'observation comme étant à environ 16 miles au Sud-Ouest de Lakenheath. A l'exception de cette anomalie, le récit du superviseur d'observation de Lakenheath s'accorde avec le dossier Bluebook à partir d'ici sur pratiquement tous les détails).
Le chasseur Venom fut dirigé par le radar RATCC to the sight of the URE, qui (d'après le superviseur d'observation de nuit) était stationnaire au ce moment entre 15 000 et 20 000 pieds à environ 16 miles au SO de Lakenheath. Peu après Lakenheath dit au pilote que l'URE était à 1/2 mile devant l'intercepteur, le pilote dit par radio, Roger, ...J'ai mes armes verrouillées sur lui (le pilote fait référence à un système radar de contrôle des tirs). Ce pilote dit plus tard à un enquêteur de l'U.S. Air Force que l'URE était la cible la plus claire que j'ai jamais vue au radar. Il y eut une brève pause après que le pilote du Venom ait dit qu'il avait un verrouillage de ses armes sur l'URE puis il dit, Où est-il passé ? Est-ce que vous l'avez toujours ? Le RATCC de Lakenheath l'informa que l'URE avait fait un mouvement de cercle rapide et s'était posté derrière le Venom. Le pilote confirma alors que la cible était derrière lui et dit qu'il allait essayer de la bousculer. Aucun radar de queue n'étant mentionné, le pilote a probablement vu l'ovni derrière lui.
Le pilote de l'intercepteur Venom tenta de nombreuses manoeuvres d'évasion, mais fut incapable de perdre l'URE, que le radar RATCC de Lakenheath continuait à suivre comme un écho distinct derrière l'écho de l'appareil ; ceci implique que la séparation était supérieure à environ 500 pieds. D'après le rapport Bluebook, le pilote indiqua qu'il était incapable de "secouer" la cible hors de sa queue et demanda une assistance. Au bout de 10 mn environ, le 1ère pilote de Venom, qui avait l'air plutôt effrayé, dit qu'il retournait à la base parce qu'il aller manquer de carburant. Il demanda au RATCC de Lakenheath de lui dire si l'URE l'avait suivi sur les écrans radar. D'après en superviseur d'observation de Lakenheath, l'URE ne sembla suivre le Venom que sur une courte distance alors que le pilote se dirigeait au SSO vers Londres [ou Waterbeach], puis reprit un aspect stationnaire.
Un 2nd Venom fut dirigé par le RATCC de Lakenheath RATCC vers la position de l'URE ; mais avant d'être assez près pour répérer quoi que ce soit, il dit par radio qu'il avait une défaillance moteur et retournait à la base. La conversation suivante fut suivie par le superviseur d'observation de Lakenheath entre les 2 pilotes de Venom :
N° 2 : Tu as vu quelque chose ?
N° 1 : J'ai vu quelque chose, mais que je sois damné si je sais ce que c'est.
N° 2 : Qu'est-ce qui s'est passé ?
N° 1 : Il - ou ça - s'est placé derrière moi et j'ai fait tout ce que j'ai pu pour me mettre derrière lui mais je n'ai pas pu. C'est la plus damnée chose que j'aie jamais vue.
Le pilote du Venom n° 1 indiqua également qu'il avait eut un verrouillage radar de son armement pendant plusieurs secondes et donc qu'il y avait là quelque chose qui était solide.
Suivant cette "chasse" étrange, l'URE ne disparût pas immédiatement du radar du RATCC de Lakenheath. Selon les mots du superviseur d'observation nocturne, la cible fit un ou deux autres petits mouvements, puis quitta notre couverture radar en direction du nord — avec une vitesse toujours autour de 600 miles/h. Nous avons perdu la cible à la limite nord à 50-60 miles environ, ce qui est normal si l'appareil ou la cible est à une altitude inférieure à 5000 pieds (en raison du lobe de radiation de ce type de radar [un CPS-5]). L'heure de la perte de contact ne fut pas donnée par le superviseur d'observation ; d'après le dossier Bluebook l'heure était d'environ 03:30Z.
Le superviseur d'observation nocturne indiqua également que toutes les vitesses dans ce rapport furent des vitesses calculées sur le base du temps et de la distance couverte sur le radar. Cette vitesse fut calculée de nombreuses fois ce soir-là...
Les interprétations et analyses ayant été faites de cet incident d'ovni intriguant sont presque aussi nombreuses que les enquêteurs eux-mêmes. L'officier enquêteur de l'U.S. Air Force écrivit : Mon analyse des observations est qu'elles étaient réelles et non les not figments de l'imagination. Le fait que 3 dispositifs radar aient repéré les cibles simultanément est certainement concluant pour qu'une cible ou un objet ait été dans les airs. Les manoeuvres de l'objet étaient extraordinaires ; cependant, le fait que les observations radar et au sol aient été faites sur son accéleration rapide et ses arrêts brusque accorde [crédit] au rapport. Il n'est pas considéré que ces observations aient eut une quelconque origine météorologique ou astronomique. Nous citons cette déclaration, bien qu'il ne s'agisse pas vraiment des mots d'un enquêteur méticuleux et scientifique.
J. Allen Hynek, le consultant sur les ovnis bien connu de l'Air Force, écrivit en partie : Il semble hautement improbable, par exemple, que les météores Perseides aient pu être la cause des observations, en particulier au regard de la déclaration des observateurs selon laquelle des étoiles filantes étaient exceptionnellement nombreuses ce soir-là, impliquant ainsi qu'ils n'étaient pas capables de distinguer les 2 phénomènes. De plus, si quelque crédit peut être donné aux manoeuvres des objets tels qu'observés visuellement et au radar, l'hypothèse météore doit être exclue.
Le Rapport Condon dans son analyse de l'incident indique : En conclusion, bien que des explications conventionnelles ou naturelles ne puissent être exclues, leur probabilité semble faible dans ce cas et la probabilité qu'au moins 1 cas d'ovni authentique ait été impliqué semble honnêtement élevée. La signification de cette dernière phrase a intrigué certains enquêteurs par la suite ; dans ce contexte un ovni authentique voulait précisément impliquer que : il y avait un objet matériel, il volait (au sens de se déplacer dans l'air) et il était (à l'évidence) non identifié. Cela ne voulait pas signifier, par exemple, que l'ovni était nécessairement d'origine extraterrestre.
Dans le chapitre 5 du Rapport Condon, Analyses optiques et radar de cas sur le terrain, l'analyse de ce rapport conclut avec : En résumé, ceci est le cas plus intriguant et inhabituel des dossiers radar-visuels. Le comportement apparemment rationnel, intelligent de l'ovni suggère un appareillage mécanique d'origine inconnue comme l'explication la plus probable de cette observation. Cependant, au regarde la faillibilité inévitable des témoins, des explications plus conventionnelles de ce signalement ne peuvent être entièrement exclues.
Philip Klass considère que le radar RATCC de Lakenheath ne fonctionnait pas correctement à cause d'une unité MTI défaillante ; il pense qu'une fois que les éléments radar auront reçu une explication, le reste peut être expliqué par une confusion des témoins ou des causes conventionnelles.
Le lecteur pourrait tirer des propres conclusions quant à laquelle des "explications" ci-dessus semble la plus probable. Cependant, il est intéressant de mettre en avant certaines choses en synthèse :
La "dispparition" de l'URE n° 4 alors qu'il survolait la station GCA de Bentwaters fut mentionnée dans le Rapport Condon comme suggérant une PA [propagation anormale], et elle l'est donc. The elevated-layer partial reflection phenomenon that causes this type of AP involves a reflection coefficient that is typically proportional to the inverse sixth power of the elevation angle of the radar beam (cf. Wait, 1962; Thayer 1970). Thus caused by a moving layer, if such a false target appears to approach the radar site, the signal will drop below the noise level when the beam elevation exceeds some critical angle; the false target will often reappear on the other side of the radar when the beam angle once more drops below the critical value. With a fixed-elevation PPI display radar. this results in a "zone of invisibility" around the site with a radius on the order of 5-15 mi. in which the target disappears.
Two additional factors seem to point to AP as a possible cause for URE No.4 :
However, a strong factor argues against the AP hypothesis in this instance: the URE was moving almost opposite to the prevailing winds. In addition, because of the apparent speed of the URE, it should have reappeared about 3.5 mi. west of the radar on the second PPI sweep after "losing" it 2 mi. east (on the first sweep it should have been almost over the radar, and probably not visible to it), so that the "asymmetry" can be assigned to the "digital" sampling by the PPI sweep-scan display. It is therefore most unlikely that URE No. 4 was caused by AP, a conclusion also reached in the Condon Report.
The Lakenheath episode (URE No. 5) is even more unlikely to have been caused by AP. That the complicated, stop-and-go maneuvers described by the Lakenheath nightwatch supervisor could have been caused by AP returns, and at that on two different radars operating on different frequencies and scan rates, is almost inconceivable. Ghost echoes have often been observed that will appear to "tail" an aircraft echo — sometimes the radar will even track a jet-exhaust plume — but such echoes never stop following the aircraft and become stationary, as did the Lakenheath URE.
In summary, although AP may possibly have been a factor in the No. 2 Bentwaters sighting, it is not possible to assign the rest of the events reported to propagation effects, even aside from the visual confirmations.
Possible malfunction of radar equipment, and especially possible malfunction of the MTI on the Lakenheath RATCC radar, has been suggested as a cause of these UREs. It is true that a malfunctioning MTI unit could conceivably produce false echo behavior similar to that observed at Lakenheath. However, the coincident observation of the URE by the Lakenheath GCA radar, a different type, and later by the Venom's airborne radar, seems to rule out this hypothesis. The detection of an apparently stationary target while the radar was on MTI is not as surprising as it seems. A vibrating or rapidly rotating target will show up on MTI radar even if it is not otherwise in motion.
Thus, none of the conceivable "simple" explanations for the events at Bentwaters and Lakenheath seems to hold up under investigation. Moreover, the credibility of the accounts is increased by the number of redundant radar and visual contacts made coincidentally. The table [at the end of this text] summarizes these redundancies, which are seen to be present primarily for events No. 4 and 5 (Bentwaters URE-UFO No. 4 and the Lakenheath UFO).
One slightly disturbing aspect of these contacts is that the Lakenheath RATCC radar operators failed to "pick up" Bentwaters UREs I through 4, even though they should have been well within range. (A target at 5000 ft, for example, should have been visible anywhere west of the coastline in the vicinity of Bentwaters). Note that URE No. 1 was headed almost directly at Lakenheath at the time it was lost by Bentwaters GCA. Of course, it is possible that the radar did pick up these objects and that, for various possible reasons, the operators did not notice or report them.
En conclusion, avec 2 contacts hautement redondants — le 1er avec radar au sol, combiné avec des observateurs visuels au sol et en avion, et le 2nd avec un radar aérien, un observateur visuel en vol, et 2 radars au sol différents — l'incident ovni de Bentwaters-Lakenheath représente un des cas d'ovni radar-visuel les plus significatifs. Prenant en considération la haute crédibilité des informations et la cohésion de la continuité des récits, combiné à un haut degré d'"étrangeté", il est également certainement un des incidents ovnis les plus dérangeants à ce jour.
Références :
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