Résumé de l'étude

Edward U. Condon

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  1. Origine du Projet Colorado
  2. Définition d'un ovni
  3. Signalements d'ovnis
  4. Prologue au projet
  5. Planification initiale
  6. Investigations de domaine
  7. Expliquer les rapports d'ovnis
  8. Sources de rapports d'ovnis
  9. Hypothèse Extra-terrestre
  10. Vie intelligente ailleurs
  11. Propagation de la lumière et perception visuelle
  12. Etude de photographies d'ovnis
  13. Eléments physiques directs et indirects
  14. Observation radar d'ovnis
  15. Observations visuelles faites par des astronautes américains
  16. Attitudes du public faces aux ovnis
  17. Autres études psychologiques
  18. Instrumentation pour les recherches sur les ovnis
  19. Conclusion
    Références

Origine du projet Colorado

La décision d'établir ce projet pour une Etude Scientifique des Objets Volants Non Identifiés a été prise à la suite de recommandations dans un rapport daté de mars 1966 d'un comité ad hoc du Conseil Scientifique de la Force Aérienne mis en place sous la présidence du docteur Brian O'Brien pour examiner le travail du projet Blue Book. Les détails de l'historique du travail sur les ovnis sont fixés plus loin en Section 4, Chapitre 2 (voir également l'annexe A).

La recommandation fut :

L'opinion du Comité est que le présent programme de la Force Aérienne traitant des observations d'ovni a été bien organisé, malgré que les ressources qui y furent affectées (seulement 1 officier et 1 secrétaire) aient été assez limitées. En 19 ans et plus de 10000 observations enregistrées et classées, il apparaît n'y avoir aucune preuve vérifiée et complètement satisfaisante d'un quelconque cas qui soit clairement en dehors du cadre de la science et technologie actuellement connues. Néanmoins, il existe toujours la possibilité que l'analyse de nouvelles observations puisse fournir des apports à la connaissance scientifique de valeur pour la Force Aérienne. De plus, certains des cas enregistrés que le Comité à regardé et qui furent listés comme "identifiés" furent des observations où les indices recoltés étaient trop maigres ou trop indéfinis pour permettre de les répertorier positivement dans la catégorie identifiée. Pour cette raison le Comité recommande que le présent programme soit renforcé pour fournir l'opportunité d'enquêtes scientifique sur des observations sélectionnées en de plus grands détails que cela n'a été possible jusqu'à ce jour.

Pour accomplir cela il est recommandé que :

  1. Les contrats soient négociés avec quelques universités sélectonnées pour fournir des équipes scientifiques pour enquêter promptement et en profondeur sur certaines observations sélectionnées d'ovnis. Chaque équipe devrait inclure un psychologue, de préférence un intéressé en psychologie clinique, et au moins un physicien, de préférence un astronome ou géophysicien familier de la physique atmosphérique. Les universités devraient être choisies pour offrir une bonne distribution géographique, et devraient être à une distance pratique d'une base de l'Air Force Systems Command (AFSC).
  2. A chaque base de l'AFSC un officier compétent en enquête (mais n'ayant pas nécessairement une formation scientifique) devrait être désigné pour travailler avec l'équipe de l'université correspondante pour cette section géographique. Le représentant local de l'Air Force Office of Special Investigations (OSI) pourrait être un choix logique pour cela.
  3. Une université ou une organisation à but non lucratif devrait être sélectionnée pour coordonner le travail des équipes mentionnées sous A ci-dessus, et également s'assurrer de communication et coordination très rapprochées avec le bureau du Projet Blue Book.
  4. Il est considéré que peut-être 100 observations/an pourraient être soumises à cette étude rapprochée, et que peut-être une moyenne de 10 hommes-jours pourrait être nécessaire par observation ainsi étudiée. L'information fournie par un tel programme pourrait mettre à jour de nouveau faits d'intérêt scientifique, et fournirait presque certainement une bien meilleure base que nous n'avons aujourd'hui pour dédier d'un programme ovni à long terme.

Ces recommandations furent référées par le Secrétaire à l'Air Force à l'Air Force Office of Scientific Research pour mise en oeuvre, et qui, après étude, décida de combiner les recommandations A et C afin d'avoir une seule université contractante avec autorité de passer des sous-contrat avec d'autres groupes de recherche si besoin. La recommandation B fut mise en oeuvre par l'établissement du Réglement de l'Air Force 80-17 (Annexe B) qui établit les procédures pour prendre en charge les signalements d'ovnis dans les bases de l'Air Force.

Dans la mise en place du projet du Colorado, comme déjà indiqué en Section 1, l'accent fut mis sur le fait de savoir si une étude plus approfondie des objets volants non identifiés pourrait apporter des ajouts à la connaissance scientifique.

Après avoir considéré diverses possibilités, l'équipe de l'AFOSR décida de demander à l'Université du Colorado d'entreprendre le projet (voir Préface). Le Dr. J. Thomas Ratchford visita Boulder fin juillet 1966 pour savoir si l'Université serait d'accord pour entreprendre la tâche. Une 2nde réunion fut tenue le 10 août 1966 dans laquelle le périmètre de l'étude proposée fut décrit à un groupe intéressé de l'équipe administrative et de la faculté de l'Université par le Dr. Ratchford et le Dr. William Price, directeur executif de l'AFOSR. Après une déliberation due, les responsables de l'Université décidèrent d'entreprendre le projet.

Le contrat prévoyait que la plannification, la direction et les conclusions du projet du Colorado seraient entièrement menées indépendamment de l'Air Force. Afin d'éviter la duplication des efforts, l'Air Force reçut l'ordre de fournir au projet les archives de son propre premier travail et de fournir le soutien du personnel des bases AF lorsqu'il serait demandé par nous équipe sur le terrain.

Nous reçûmes l'assurance que le gouvernement fédéral ne retiendrait aucune information sur le sujet, et que l'ensemble des informations essentielles sur les ovnis pourraient être incluses dans ce rapport. Lorsque les observations d'ovnis impliquerait des lancers de missiles classés ou impliqueraient l'utilisatin de système radar classés, le fait serait simplement indiqué que d'aller plus loin impliquerait une violation de la sécurité de ces sujets militaires. Dans notre expérience réelle ces réserves ont affecté une fraction négligeable du total des éléments et n'ont pas affecté les conclusions (Section 1) que nous avons émises d'après notre travail.

Le 1er contrat de recherche avec l'AFOSR fournit 313 000 $ pour les 15 premiers mois du 1er novembre 1966 au 31 janvier 1968. Le contrat fut annoncé publiquement le 7 octobre 1966. Notre tâche fut alors d'enquêter sur ces entités curieuses distinguées plutôt par une absence de connaissance sur ce qu'elles sont qu'en termes de ce qu'elles sont connues être, c'est-à-dire, des objets volants non identifiés.

Définition d'un ovni

Un objet volant non identifié (UFO, prononcé OOFO) est ici défini comme le stimulus pour un signalement fait par un ou plusieurs individus de quelque chose vu dans le ciel (ou un objet pensé être capable de vol mais alors qu'il était posé sur terre) que l'observateur n'a pu identifier comme ayant une origine naturelle ordinaire, et qui lui sembla suffisamment intriguant pour qu'il entreprenne de le signaler à la police, aux représentants du gouvernement, à la presse, ou peut-être à un représentant d'une organisation privée dédiée à l'étude de tels objets.

Défini de cette manière, l'existence des ovnis n'est pas remise en question, parce que les signalements d'ovnis existent en nombres assez grands, et le stimulus pour chaque signalement est, par cette définition, un ovni. Le problème devient alors celui d'apprendre à reconnaître les divers types de stimuli qui provoquent les signalements d'ovnis.

L'ovni est le stimulus pour un signalement... Ce langage réfrène à dire si l'objet signalé était une chose réel, physique, matérielle, ou une impression visuelle d'une chose physique ordinaire déformée par les conditions atmosphériques ou par une vision défaillante le rendant non reconnaissable, ou s'il s'agissait d'une illusion purement mentale existant dans l'esprit de l'observateur sans l'accompagnement d'un stimulus visuel.

La définition inclut les rapports non sincères dans lesquels l'observateur supposé entreprend pour quelque raison de tromper. Dans le cas d'une illusion, le signalant n'est pas conscient de l'absence d'un stimulus visuel. Dans le cas d'une tromperie, le signalant sait qu'il ne dit pas la vérité sur sa prétendue expérience.

Les mots qu'il ne put identifier... sont d'une importance cruciale. Le stimulus donne lieu à un signalement d'ovni précisémment parce que l'observateur n'a pu identifier la chose vue. Une femme et son mari signalèrent une chose étrange volant dans le ciel et signalèrent assez correctement qu'elle savait qu'il était non identifié parce que aucun de nous ne savait ce que c'était.

La chose vue et signalée pourrait avoir été un objet aussi commun que la planète Vénus, mais devint un ovni parce que l'observateur ne savait pas ce que c'était. Avec cet usage il est clair des individus moins bien informés sont plus susceptibles de voir un ovni que ceux qui sont plus mieux informés parce que les derniers sont plus aptes à faire une identification directe de ce qu'ils voient. Une complication liée est que les personnes les moins bien informées sont souvent des observateurs peu précis incapables de donner un récit précis de ce qu'ils croient avoir vu.

Si une une étude supplémentaire d'un signalement fournit plus tard une interprétation ordinaire de ce qui a été vu, certains ont suggéré que nous devrions changer son nom en IFO, pour objet volant identifié. Mais nous avons tranché pour continuer à l'appeler ovni parce que certaines identifications relève de tentative ou sont sujettes à controverse, en raison du manque de données suffisantes sur lesquelles baser une identification définie. Une large varieté d'objets ordinaires sont considérés comme des interprétations erronnées ayant donné lieu à des signalements d'ovnis. Ce sujet est discuté en détails en Section 6, Chapitre 2 (l'Air Force a publié un pamphlet intitulé, Aides à l'identification d'objets volants (USAF, 1968) qui est une aide utile dans l'interprétation de quelque chose vu qui pourrait autrement être un ovni).

Les mots suffisamment intriguant pour qu'il entreprenne de le signaler... sont essentiels. En pratique, nous ne pouvons étudier quelque chose qui n'est pas signalé, et donc une chose qui est intriguante mais non signalée n'est pas ici classée comme un ovni.

Signalements d'ovnis

De notre expérience, les personnes faisant des signalements semblent dans presque tous les cas être des individus normaux et responsables. Dans la plupart des cas ils sont assez calmes, au moins au moment où ils font un signalement. Ils sont simplement intrigués quant à ce qu'ils ont vu et espèrent pouvoir être aidés à en avoir une meilleure compréhension. Seul un très petit nombre sont à l'évidence plutôt émotionnellement dérangés, leurs esprits étant remplis de pseudo-science, pseudo-religions ou autres fantaisies. Les cas de ce type vont d'un léger dérangement à ceux qui ont manifestement besoin d'un traitement psychiatrique. Ces derniers forment une minorité extrêment réduite sur l'ensemble des personnes rencontrées dans cette étude. Alors que l'existence de quelques personnes mentalement déséquilibrées parmi les observateurs d'ovni constitue une partie de la situation globale, il est complètement incorrect et malhonnête d'en déduire que tous ceux qui signalent des ovnis sont de "drôles d'hulurberlus", tout comme il est tout aussi incorrect d'ignorer le fait qu'il existe des personnes mentalement perturbées parmi elles.

Les individus diffèrent grandement quant à leur tendance à faire des signalements. Parmi les raisons de ne pas signaler d'ovnis sont l'apathie, le manque de conscience de l'intérêt pour le public, la peur du ridicule, le manque de connaissance sur l'endroit ou faire un signalement et le temps et le coût de faire un signalement.

Nous nous sommes aperçus que des signalements ne sont pas utiles à moins d'être faits promptement. Même dans ce cas, en raison de la courte durée de la plupart des stimuli ovnis, le signalement ne peut être généralement pas être fait après que l'ovni ait disparu. Quelques personnes nous téléphonèrent depuis de grandes distances pour décrire quelque chose vu 1 an ou 2 plus tôt. De tels signalements sont de peu de valeur.

Tôt dans l'étude nous avons essayé d'estimer la fraction de l'ensemble des observations signalées. Lors de conversations en société de nombreuses personnes purent nous parler de choses remarquables et intriguantes qu'ils avaient vus dans le passé qui pourraient sonner comme tout aussi remarquables que nombre de choses que l'on peut trouver dans les archives de signalements d'ovnis. Nous demandions alors s'ils avaient fait un signalement et dans la plupart des cas on nous disait que non. Dans une évaluation grossière basée sur cet échantillon non contrôlé, nous estimons que peut-être 10 % des observations dont les gens souhaitent parler par la suite constituent l'ensemble de celles signalées en l'heure actuelle. Ce point fut plus tard couvert dans une étude plus formelle sur l'attitude du public (Section 3, Chapitre 7) réalisée pour cette étude et dans laquelle seulement 7 % de ceux disant avoir vu un ovni l'ont signalé dans le passé. Ainsi si tout le monde signalait des observations de la même manière que certaines personnes le font effectivement, le nombre de signalements qui serait reçu serait au moins 10 fois plus grand que le nombre réellement reçu.

Nous avons tout d'abord pensé qu'il serait souhaitable d'entreprendre une campagne de publicité étendue pour obtenir un signalement plus complet de la part du public. Ce ne fut pas décidé parce que près de 90 % de l'ensemble des signalements d'ovnis se révèlent être assez plausiblement liés à des objets ordinaires. Une augmentation par 10 du nombre de signalements aurait multiplié par 10 la tâche d'élimination des cas ordinaires qui devraient être analysés. Nos ressources disponibles pour les études sur le terrain nous permettaient seulement de traiter une petite fraction des signalements arrivant. Aucun objectif utile n'aurait été atteint dans ces circonstances en stimulant la réception d'un nombre encore plus grand.

L'étude des certains signalements d'ovnis depuis d'autres parties du monde nous donna la forte impression qu'ils étaient faits d'un mélange de cas d'un type semblable à ceux signalés aux Etats-Unis. Par exemple, en Août 1967 le professeur James McDonald de l'Arizona effectua un voyage de 20 jours en Australie, Tasmanie et Nouvelle Zélande au cours duquel il interrogea quelques 80 personnes ayant signalé là des ovnis à diverses époques. A son retour il nous livra un récit de ces expériences qui confirma notre impression que les signalements depuis ces autres parties du monde étaient, en tant que classe, semblables à ceux reçus aux Etats-Unis. Par conséquents nous décidâmes de restreindre nos études sur le terrain aux Etats-Unis et à 1 ou 2 cas au Canada (voir Section 3, Chapitre 1). Ceci fut fait pour des raisons pratiques de réduction des dépenses de voyage et pour éviter les difficultés diplomatiques et de langue. La politique fut décidée après qu'une étude préliminaire ait indiqué qu'en grande généralité le spectre des types de signalements d'ovnis reçus dans d'autres pays était très similaire au nôtre.

Prologue au projet

L'intérêt officiel pour les ovnis, ou "soucoupes volantes" telles qu'on les appelle, remonte au départ à Juin 1947. Le 24 Juin, Kenneth Arnold, un homme d'affaire de Boise (Idaho) pilotait un avion privé près du Mont Rainier (Washington). Il signala avoir vu un groupe d'objets voler along in a line qui dit-il avait l'air de plats à tarte sautant sur l'eau. Les rapports de journaux appelèrent les choses vues des "soucoupes volantes" et elles ont été appellées comme telles depuis, bien que tous les ovnis ne soient pas décrits comme ayant cette forme.

Rapidement les signalements de soucoupes volantes arrivaient de diverses parties du pays. Nombre d'entre eux reçurent un couverture proéminente de la presse Bloecher, 1967. Des ovnis furent également signalés dans d'autres pays ; en fait, plus d'un millier de tels signalements furent faits en Suède en 1946.

Les détails des signalements varient tellement qu'il est impossible de les relier tous à une seule explication. La large gamme de choses rapportées est pour une bonne partie la même dans les différents pays. Cela signifie qu'une explication particulière pour un des pays est a exclure, puisqu'il est tout à fait improbable qu'un appareil militaire secret d'un des pays entreprendne des vols d'essais dans différents pays. De la même manière il est plutôt improbable que des forces militaires de pays différents testent des développement similaires dans l'ensemble du monde au même moment en secret l'un de l'autre.

Les autorités de Défense ont du compter avec la possibilité que les ovnis puissent représenter des vols d'un nouvel appareil militaire de quelque puissance étrangère. Des citoyens privés spéculèrent que les ovnis étaient eds vols d'essais d'appareils américains secrets. La connaissance du problème ovni fut naturellement assumée par le Département de la Force Aérienne au sein du Département de la Défense alors fraîchement établi. De premières enquêtes furent menées en secret par l'Air Force, ainsi que par les gouvernements d'autres nations.

De telles études dans la période de 1947 à 1952 convainquirent les autorités responsables de l'Air Force que les ovnis, tels qu'observés jusqu'à cette époque, ne constituaient pas une menace pour la sécurité nationale. En conséquence, à partir de ce moment, seule une attention limitée leur fut accordée.

L'année 1952 apporta un nombre inhabituellement grand de signalements d'ovnis, dont beaucoup au voisinage de l'Aéroport National de Washington, sur une période de plusieurs jours en juillet. Une telle concentration de signalements dans une région réduite en un temps réduit est appelée "vague". La vague de Washington de 1952 fut l'objet d'une grande attention à l'époque (Section 3, Chapitre 5).

A certains moments en 1952, les signalements d'ovnis par le grand public arrivaient à l'Air Force en un si grand nombre qu'ils généraient un embouiteillage des canaux de communication militaires. On pensa qu'un ennemi planifiant une attaque sneak pourrait délibérément stimuler une grande vague de rapports d'ovnis dans le but précis d'encombrer les dispositifs de communication. Cette considération fut à l'avant plan d'une étude qui fut réalisée en Janvier 1953 par un panel de scientifiques sous la présidence de feu H. P. Robertson, professeur de physiques mathématiques à l'Institut de Technologie de Californie (Section 5, Chapitre 2). Ce panel recommanda que des efforts soient faits pour ôter l'aura de mystère entourant le sujet et conduire une campagne d'éducation publique pour produire une meilleur compréhension de la situation. Ce groupe conclut également qu'il n'y avait aucune preuve dans les données disponibles d'une quelconque menace pour la sécurité nationale.

Depuis 1953 les résultats de l'étude sur les ovnis ont été déclassifiés, except where tangential reasons exist for withholding details, as, for example, where sightings are related to launchings of classified missiles, or to the use of classified radar systems.

Au cours de la période de mars 1952 à aujourd'hui, la structure de prise en charge des signalements d'ovnis à l'Air Force s'est appelée Projet Blue Book. Comme il a déjà été mentionné le travail du projet Blue Book fut examiné au début de 1966 par le comité présidé par le Dr. Brian O'Brien. Cet examen aboutit à la réaffirmation qu'aucune menace pour la sécurité n'est posée par l'existence de quelques signalements d'ovnis non expliqués, mais le comité suggéra une étude de la possibilité que quelque chose d'intérêt scientifique puisse déboucher d'une étude plus détaillée de certains des rapports que ce ne fut considéré d'un point de vue strictement militaire. Cette recommandation aboutit à la mise en place du projet Colorado.

L'histoire de l'intérêt de l'Air Force, présentée en Section 5, Chapitre 2, montre que depuis le début la possibilité que certains ovnis puissent être des véhicules pilotés venant de l'espace fut considérée, mais naturally aucune publicité ne fut faite de cette idée en raison de l'absence totale de preuve à son égard.

En parallèle de l'intérêt officiel du gouvernement, bourgeonna un intérêt amateur stimulé par les rapports de journaux et magazines. Vers 1950 des livres populaires sur le sujet commençèrent à apparaître dans les kiosques. En janvier 1950 l'idée que les ovnis étaient des véhicules extraterrestres fut avancée comme une réalité dans un article intitulé Les soucoupes volantes sont réelles dans le magazine True écrit par Donald E. Keyhoe, un major retiré du Corps des Marines. Par la suite un flux continu d'écrits à sensation sur les ovnis éveilla une quantité d'intérêt considérable chez les profanes pour étudier le sujet.

Des nombreuses organisations d'amateurs existent, certaines d'entre elles de manière plutôt transitoire, et il est donc difficile d'en compiler une liste précise. 2 de ces organisations aux Etats-Unis ont une structure nationale. Il s'agit de l'Organisation de Recherche sur les Phénomènes Aériens (APRO), avec un siège à Tucson (Arizona), déclarant près de 8000 membres ; et le Comité d'Enquêtes National sur les Phénomènes Aériens (NICAP) avec un siège à Washington (D. C.) et déclarant quelques 12 000 membres. James et Coral Lorenzen dirigent l'APRO, tandis que Keyhoe est le directeur du NICAP qui, malgré le nom et l'adresse à Washington n'est pas une agence gouvernementale. De nombreux autres groupes plus petits existent, dont le Saucers and Unexplained Celestial Events Research Society (SAUCERS) opéré par James Moseley.

De ces organisations, le NICAP consacre une part considérable de son attention à attaquer l'Air Force et essayer d'influencer les membres du Congrès pour tenir des auditions et par d'autres moyens de rejoindre ces attaques. Il maintint une relation amicale avec le projet du Colorado durant la 1ère année environ, bien qu'avertissant ses membres d'être sur leur garde de peur que le projet ne se révèle avoir été engagé pour blanchir l'Air Force. Au cours de cette période le NICAP fit plusieurs efforts pour influencer le cours de notre étude. Lorsqu'il devint clair qu'il n'y arriveraient pas, le NICAP attaqua le projet du Colorado comme étant biaisé et par conséquent sans mérite.

Les organisations mentionnées épousent une approche scientifique dans l'étude du sujet. Il en existe également un certain nombre d'autres ayant une orentation principalement religieuse.

De 1947 à 1966 presque aucune attention ne fut apportée au problème des ovnis par des scientifiques bien qualifiés. Certaines raisons à cette absence d'intérêt ont été clairement indiquées par le professeur Gerard P. Kuiper de l'Université de l'Arizona (Annexe C). Concernant la difficulté à établir que certains ovnis puissent venir de l'espace, il fait l'observation incontestable suivante : Le problème est plus difficile que de trouver une aiguille dans une botte de foin ; c'est de trouver un morceau de paille dans une botte de foin extraterrestre, souvent sur la base de rapports de croyants en de la paille extraterrestre.

Planification initiale

Une approche scientifique du phénomène ovni doit embrasser une large gamme de disciplines. Elle implique des sciences comme la physique, chimie, aérodynamique et météorologie. Le matériau principal consistant principalement en des signalements d'observateurs individuels, la psychologie de la perception, la physiologie des défauts de la vision et l'étude des états mentaux sont également impliqués.

De la même manière la psychologie sociale et la psychiatrie sociale sont impliquées dans la recherche de la compréhension des motivations de groupes agissant pour induire une croyance en des hypothèses extraordinaires sur la base de ce que la plupart des scientifiques et en fait la plupart des personnes profanes considèrerait comme de peu ou sans preuve. Ces problèmes de psychologie médicale et sociale méritent plus d'attention que nous n'avons été capables de leur en accorder. Ils tombent distinctement hors du champ d'expertise de notre personnel, qui s'est plus concentré sur l'étude des ovnis eux-mêmes que sur les problèmes personnels et sociaux générés par ceux-ci.

Parmi ceux qui écrivent et parlent sur le sujet, certains épousent fermement la vision que le gouvernement fédéral en sait vraiment beaucoup plus sur les ovnis qu'il n'en est rendu public. Certains sont allés aussi loins que de supposer que le gouvernement a en fait capturé des soucoupes volantes extraterrestres et a leurs équipage en captivité secrète, si ce n'est au Pentagone, alors dans une base militaire secrète. Nous pensons que de tels enseignements sont des non-sens fantastiques, qu'il serait impossible de garder un secret d'une telle énormité sur plus de 2 décades, et qu'aucun but utile ne serait servi en s'engageant dans une telle supposée consipiration de silence. Une personne avec qui nous avons traité maintient en fait que l'Air Force n'a rien à voir avec les ovnis, déclarant que ce sujet super-secret est entre les mains de l'Agence Centrale de Renseignement qui, dit-il, a installé un de ses propres agents comme directeur scientifique de l'étude du Colorado. L'histoire, si elle est vraie, est effectivement un secret bien gardé. Ces allégations d'une conspiration de la part de notre propre gouvernement pour dissimuler une connaissance de l'existence des "soucoupes volantes" n'ont, jusqu'ici pour quelque élément qui soit venu à notre attention, aucune base factuelle de quelque nature que ce soit.

La 1ère attention du projet fut donnée en devenant familier avec le travail passé sur le sujet. Ce fut plus difficile que dans des domaines plus orthodoxes parce que pratiquement aucun des nombreux livres et articles de magazines traitant des ovnis ne pouvait être considéré comme scientifiquement fiable. Il y avait les 2 livres de Donald H. Menzel, directeur émérite de l'observatoire du College de Harvard et aujourd'hui membre du personnel de l'Observatoire Astrophysique Smithsonien Menzel, 1952 et Boyd, 1963. 2 autres livres utiles furent The UFO Evidence (1964), une compilation de cas d'ovnis par Richard Hall, et Le rapport sur les Objets Volants Non Identifiés par E. J. Ruppelt (1956), le 1er directeur du Projet Blue Book. Dans cette étape initiale nous fûmes également aidés par des "briefings" donnés par le lieutenant-colonel Hector Quintanilla, directeur actuel du Projet Blue Book, par le Dr. J. Allen Hynek, consultant astronomique du Projet Blue Book, et par Donald Keyhoe et Richard Hall du NICAP.

De cette étude préliminaire est sortie la reconnaissance d'une variété de sujets qui nécessiteraient une attention détailée. Ceux-ci incluaient les effets de mirages optiques, les anomalies analogues de propagation d'ondes radio comme elles affectent le radar, une analyse critique de photographies supposées d'ovnis, des problèmes d'analyse statistique des rapports d'ovnis, l'analyse chimique de prétendus matériaux d'ovnis et des rapports de perturbations de l'allumage d'automobile et des phares venant de la présence d'ovnis. Les résultats de l'étude du projet de ces sujets et d'autres sont présentés dans cette section et dans les sections 3 et 6 de ce rapport.

Enquêtes sur le terrain

Une première attention a été portée à la question de l'investigation de cas individuels, que ce soit par une étude critique détailée d'anciennes archives ou par une voyage pour une enquête sur le terrain de cas actuels. De cette étude nous avons conclu qu'il y a peu à gagner de l'étude de cas anciens, à l'exception peut-être pour avoir une idée des erreurs à éviter dans l'étude des nouveaux cas. Nous avons donc décidé de ne pas faire de voyages sur le terrain pour enquêter sur des cas datant de plus de 1 an, bien que dans quelques cas nous ayons effectivement fait quelque travail sur de tels cas lorsque leur étude pouvait être combinée avec une enquête sur le terrain d'un cas nouveau.

Au début nous avions espéré que les équipes sur le terrain pourraient répondre aux prermiers avertissements si rapidement qu'ils seraient capables d'être sur le site alors que l'ovni était encore là, et que nos équipes non seulement obtiendraient leurs propres photographies, mais pourraient même obtenir des spectrogrammes de la lumière de l'ovni, ainsi qu'effectuer des mesures radioactives, magnétiques et sonores alors que l'ovni était toujours présent.

De telles attentes se révélèrent vaines. Pratiquement toutes les observations d'ovnis sont de très courte durée, durant rarement jusqu'à 1 h et généralement quelques minutes. Les observateurs deviennent souvent si excités qu'ils ne le signalent pas du tout tant que l'ovni n'est pas parti. Avec les délais de communication et de voyage, l'équipe de terrain fut incapable de se rendre sur la scène avant longtemps après que l'ovni n'ait disparu.

Ce fut, bien sûr, un situation hautement insatisfaisante. Nous avons beaucoup pensé à la manière dont il pourrait être surmonté et avons conclu que cela ne pourrait être fait qu'au travers d'une grande campagne de publicité conçue pour amener le public à signaler des observations bien plus rapidement qu'il ne le fait, couplé à un arrangement dans tout le pays pour avoir de nombreuses équipes de terrain formées réparties en de nombreux points à travers la nation. Ces équipes devraient être prêtes à répondre à n'importe quel moment. Même ainsi, dans la grande majorité des cas, ils ne seraient pas arrivés à temps pour une observation directe de l'ovni signalé. De plus, la publicité national conçue pour assurer un signalement plus prompt aurait eut l'effet de soulever une préoccupation exagérée du public sur le sujet, et aurait certainement grandement augmenté le nombre de signalements insensés auquel il aurait fallu répondre. Dans le recrutement du grand nombre d'équipes de terrain, une grande attention aurait dû être exercée pour s'assurer qu'elle auraient été composées de formation scientifique adéquate, plutôt que de personnes impliquées émotionellement dans des points de vue pour ou contre sur le sujet.

Ce dépassait clairement les moyens de notre étude. Un tel programme pour couvrir la totalité des Etats-Unis coûterait de nombreux millions de $/an, et même alors il y aurait peu de chances que quoi que ce soit d'importance ait été découvert.

Dans quelques cas des éléments physiques purent être récoltés lors de l'examen d'un site où un ovni était décrit avoir atterri. Dans un tel cas peu importait que l'équipe arrive après que l'ovni soit parti. Mais dans aucun cas nous n'avons obtenu quelque preuve de ce type bien tout effort ait été fait dans ce but (voir ci-dessous et dans la section 3, les chapitres 3 et 4).

Ainsi la plupart de l'enquête de terrain, comme cela s'est révélé, a consisté en l'interrogation des personnes ayant fait le signalement. By all odds the most used piece of physical equipment fut le magnétophone.

La question du nombre d'enquêteurs dans une équipe sur le terrain était une question importante. Dans la plupart du travail effectué dans le passé par l'Air Force, les observateurs d'ovni furent interrogés par un seul officier de l'Air Force, qui ne disposait généralement d'aucune formation spéciale et dont la liberté de consacrer beaucoup de temps à l'étude était limitée par le fait qu'il avait aussi d'autres responsabilités. Lorsque les études de terrain sont réalisées par organisations d'amateurs comme l'APRO ou le NICAP, ils y a souvent plusieurs membres présents dans une équipe, mais il y a généralement des personnes sans formation technique, et souvent avec une forte inclinaison vers les aspects sensationnels du sujet.

Le professeur Hynek croit fermement que les équipes devraient avoir 4 membres ou plus. Il recommande d'administrer à chaque rapport ce qu'il appelle le traitement du FBI, par lequel il désigne non seulement un interrogatoire approfondi des personnes ayant fait le signalement, mais en plus une active quest dans le voisinage où l'observation a eut lieu pour essayer de découvrir des témoins supplémentaires. Un tel approfondissement doit être mis en balance avec la considération que le coût par cas s'élève proportionnellement avec le nombre de personnes dans une équipe, de sorte que plus grande est l'équipe, moins de cas peuvent être étudiés.

Les discussions détaillées du chapitre 1 de la section 3 et en section 4 rendent clair que le travail sur le terrain est associé à de nombreuses frustrations. Nombre des voyages se révèlent être des chasses d'oies sauvages et les membres de l'équipe ont souvent le sentiment de faire partie d'un poste de pompiers répondant le plus souvent à des fausses alertes.

Nous avons trouvé qu'il est toujours intéressant de faire beaucoup d'interviews initiales par téléphone longue distance. Un grand nombre de signalements semblant de prime abord mériter une enquête complète sur le terrain purent être éliminées de cette manière avec comparativement peu de dérangement et de dépenses. Chaque cas présentait ses propres problèmes spécifiques. Aucune règle hard-and-fast ne fut trouvée par laquelle décider à l'avance si un signalement particulier méritait le dérangement d'un voyage sur le terrain.

Après avoir considéré avec attention ces divers facteurs, nous avons décidé d'opérer avec des équipes de 2 hommes, composées chaque fois que possible de 1 personne avec une formation en science physique et de 1 avec une formation en psychologie. Lorsque l'étude devint pleinement opérationnelle en 1967 nous avions 3 de ces équipes. Le Dr. Roy Craig décrit le travail de ces équipes dans les chapitres 1, 3 et 4 de la section 3. Des rapports d'enquêtes sur le terrain sont présentés en section 5.

Expliquer les signalements d'ovnis

Par définition les ovnis existent parce que des signalements d'ovnis existent. Ce qui rend l'ensemble du sujet intriguant est la possibilité que certains de ces signalements ne peuvent être réconciliés avec des explications ordinaires, de sorte qu'une explication extraordinaire sensationnelle puisse être invoquée pour eux. Une discussion plus exhaustive de certaines méprises d'événements ordinaires par le Dr. W. K. Hartmann est donnée dans la section 6, chapitre 2.

Un grand nombre de signalements est facilement identifié avec des phénomènes ordinaires vus dans des circonstances inhabituelles, ou remarqués par quelqu'un étant un observateur inexpérimenté, inepte ou excessivement excité. Parce que de tels rapports sont vagues et imprécis, il est souvent impossible de faire une identification avec certitude.

Ceci donne lieu à une controverse. Dans certains cas, une identification de l'ovni comme étant probablement un avion est tout ce qui peut être fait d'après les données disponibles. Après l'événement aucune quantité d'interrogation supplémentaire d'un témoin ou plus ne peut généralement changer une telle identification probable en certaine. Les Field workers qui souhaiteraient en identifier autant que possible sont naturellement disposés à se déclarer certains lorsque cela est tout simplement possible, mais d'autres désirant avoir un résidu de cas inexpliqués afin d'ajouter du mystère et de l'importance au problème des ovnis tendent à fixer des standards de certitude des preuves d'une élévation impossible avant de vouloir accepter une explication simple pour un signalement.

Ce dilemme est joliment illustré par une question posée à la House of Commons of Prime Minister Harold Wilson, ainsi qu'elle est rapportée dans Hansard pour le 19 décembre 1967 :

Objets Volants Non Identifiés. Question 14. Sir J. Langford-Holt a demandé au 1er Ministre s'il était satisfait que l'ensemble des observations d'objets volants non identifiés signalés par des sources du service soient inexplicables, quelles enquêtes il avait autorisées sur ces objets en dehors de l'aspect de défense, et s'il nommerait maintenant à un Ministre d'examiner l'ensemble des aspects des rapports.

Le 1er Ministre : Les réponses sont "Oui, sauf quand l'information fournie est insuffisante", "Aucune" et "Non".

A l'évidence il y a un joli brin de sémantique ici dans le fait que la définition de lorsque l'information est suffisante est qu'elle est suffisante lorsqu'une explication peut être donnée.

Les discussions sur le fait de savoir si un cas marginal devrait être considéré dans des buts statistiques comme ayant été expliqué ou non se sont révélées être futiles. Certains enquêteurs adoptent la position que, lorsqu'une interprétation plausible en termes d'événements courants peut être faite, alors l'ovni est considéré comme ayant été identifié. D'autres prennent le point de vue opposé qu'un ovni ne peut être considéré comme ayant reçu une identification ordinaire sans qu'il y ait des éléments complets et liés s'additionnant jusqu'à une certitude de l'identification proposée.

Par exemple, en janvier 1968 près de Castle Rock, Cob., quelques 30 personnes ont signalé des ovnis, dont des vaisseaux spatiaux avec des lumières clignotantes, une manoeuvrabilité fantastique, et même avec des occupants présumés venir de l'espace. 2 jours plus tard il fut plus modestement rapporté que 2 garçons du lycée avaient lancé un ballon à air chaud de polyéthylène.

Localement ce fut la fin de l'histoire. Mais il y a une suite. Un homme en Floride a pour habitude de collectionner les récits de journaux sur les ovnis et de les envoyer dans une lettre d'informations mimeographée sur les ovnis qu'il expédie à divers journaux et clubs locaux consacrés aux ovnis. Il gave currency aux signalements de Castle Rock mais pas à l'explication qui suivit. Lorsqu'il fut réprimandé pour ne pas l'avoir fait, il déclara que personne ne pouvait être absolument sûr que tous les signalements de Castle Rock avaient été déclenchés par les observations du ballon. Il y aurait aussi pu y avoir un ovni venu de l'espace parmi les observations. Personne n'irait contester sa logique, mais il conviendrait de se demander pourquoi il avait négligé de dire à ses lecteurs qu'au moins certains des signalements étaient en fait des méprises dues à un ballon à air chaud.

En pratique, nous adoptons la position que si un signalement d'ovni peut être expliqué de manière plausible en termes ordinaires, alors nous acceptons cette explication même si manquent les éléments pour le prouver au-delà de tout doute. Ce point est si important que peut-être une analogie est nécessaire pour le rendre clair. Il y a plusieurs siècles, la théorie la plus généralement acceptée de la maladie qui affectait l'homme était qu'elle était causée par le patient possédé ou habité par un démon ou esprit maléfique. On supposait que des maladies différentes étaient causées par des démons différents. Le principe guidant la recherche médicale fut alors l'étude et la classification des différents types de démons, et le progrès dans la thérapie fut cherché dans la recherche et la découverte de moyens d'exorciser chaque type de démon.

Progressivement la recherche médicale découvrit les bactéries ; les toxines et virus, et leur relation causale à diverses maladies. De plus en plus de maladies en virent à être décrites par leurs causes.

Maintenant supposez qu'au lieu de cela, la médecine soit restée agrippée à la théorie maléfique de la maladie. Tant qu'il existe une maladie humaine qui n'est pas encore complètement comprise en termes modernes, une telle théorie ne peut être réfutée. Il est toujours possible, tout en reconnaissant que des maladies peuvent être causée par des virus, etc. de maintenir que celles qui ne sont pas encore comprises sont celles qui sont vraiment causée par des démons.

Dans certains cas le même type d'ovni est observé nuit après nuit dans des circonstances semblables. De notre expérience, cela a été un signe sûr que l'ovni pouvait être corrélé avec un phénomène ordinaire quelconque.

Par exemple, assez tôt dans notre travail, un fermier du Colorado a signalé avoir vu un ovni atterrir à l'ouest de sa ferme pratiquement chaque soir vers 18 h 00. Une équipe d'enquête de terrain partit le voir et identifia rapidement et sans ambiguité l'ovni comme étant la planète Saturne. Les nuits où il ne le voyait pas atterrir étaient celles où le ciel à l'ouest était nuageux.

Mais le fermier n'accepta pas facilement notre identification de son ovni comme étant Saturne. Il objecta que, bien que son ovni ait atterri derrière les montagnes le soir particulier où nous lui avions rendu visite, la plupart des nuits, insista-t-il, il atterrissait devant les montagnes, et par conséquent ne pouvait être une planète. L'identification avec Saturne d'après l'éphéméride était si précise que nous ne rendîmes pas visite à sa ferme nuit après nuit afin de voir par nous-mêmes si son ovni avait jamais atterri devant les montagnes. Nous ne considérions pas qu'il soit de notre ressort de persuader les observateurs de l'exactitude de nos interprétations. Dans la plupart des cas les observateurs acceptèrent facilement notre explication, et certains exprimèrent un soulagement d'avoir accès à une explication de tous les jours.

Nous avons cherché à maintenir un délai minimum pour arriver sur le site d'un signalement d'ovni, même lorsqu'il était clair qu'il allait être impossible de s'y trouver à temps pour voir l'ovni signalé. Une fois qu'un observateur a fait un signalement, le fait de l'avoir fait devient généralement connu d'amis et de voisins, de journalistes locaux, et de férus locaux d'ovnis. Le témoin devient le centre d'attention et aura généralement à raconter son histoire encore et encore à ces gens, avant que l'équipe de terrain n'arrive. Chaque fois que l'histoire est racontée elle est susceptible de légèrement varier et d'être un peu embellie. Il n'y a pas besoin de motifs malhonnêtes pour cela. Nous aimons tous raconter une histoire intéressante. Nous préfererions ne pas ennuyer nos auditeurs si nous le pouvons, et donc l'embellissement est parfois ajouté pour maximiser la valeur d'intérêt de la narration.

Il n'est pas facile de détecter comment une histoire s'est développée en étant ainsi racontée de multiples fois. Les auditeurs auront généralement posé des questions orientantes et l'histoire se sera développée en réponse à ces suggestions, de sorte qu'il devienne bientôt impossible pour l'équipe de terrain d'entendre l'histoire du témoin comme s'il l'avait racontée pour la 1ère fois. Dans certains cas lorsque le témoin fut interrogé de cette manière par des férus d'ovnis locaux, son histoire fut larded de paroles vivaces sur des visiteurs venus de l'espace qui n'étaient probablement pas là dans le premier récit.

Un autre type de difficulté découle de l'interrogation de plusieurs témoins liés, c'est-à-dire, de témoins qui étaient ensemble au moment où ils virent tous l'ovni. Chaque fois que plusieurs individus vivent une expérience excitante ensemble, ils sont susceptibles de passer un bon moment à en discuter entre eux par la suite, se la racontant encore et encore les uns aux autres, ironing out inconsciemment les incohérences entre leurs divers souvenirs, et convergeant progressivement vers un récit uniforme unique de l'expérience. Les personnalités dominantes auront plus contribué à la version finale que les moins dominantes. Ainsi l'histoire racontée par un groupe de témoins liés qui auront eut toute occasion de "comparer leurs notes" sera plus uniforme que les récits que ces individus auraient donné s'ils avaient été interrogés séparément avant d'avoir parlé du sujet ensemble.

Un de nos premiers déplacements sur le terrain (décembre 1966) fut fait à Washington, D. C. pour interroger séparément 2 opérateurs de traffic aérien qui avaient été impliqués dans la grande vague d'ovnis de l'été 1952. 14 ans plus tard, ces 2 hommes restaient toujours assez gênés de la publicité qui leur avait été accordée dans les journaux, parce qu'elle avait eu tendance à ridiculiser leurs signalements. Notre conclusion de ce déplacement fut que ces hommes racontaient en 1966 des histoires qui étaient tout à fait cohérentes avec les principaux points de leurs récits tels que relatés en 1952. Peut-être ceci était-il dû au fait qu'en raison de leur forte implication émotionnelle ils avaient raconté l'incident à de nombreuses personnes de nombreuses fois au fil des années qui étaient intervenues. Bien qu'il fut vrai que les histoires n'avaient pas notablement changé en 14 ans, il était aussi vrai pour cette même raison que nous n'avions obtenu aucun nouveau élément en interrogeant ces hommes à nouveau (voir section 3, chapitre 5).

Sur la base de cette expérience nous décidâmes qu'il n'était pas profitable de consacrer trop d'effort à ré-interroger des personnes qui avaient déjà été interrogées suffisamment en profondeur auparavant. Nous n'affirmons pas que rien ne peut être obtenu de cette manière, mais simplement qu'il ne nous a pas semblé que cela constituerait une manière profitable de dépenser notre effort dans cette étude.

De notre expérience ceux qui signalent des ovnis sont souvent très articulate, mais pas nécessairement fiables. Un soir en 1967 un monsieur particulièrement articulate nous raconta avec calme et bonnes manières toutes les circonstances d'un certain nombre d'ovnis qu'il avait vus débarquer de l'espace, et détailla en particulier la manière dont le grand-père de sa femme avait immigré en Amérique depuis la nébuleuse d'Andromède, une galaxie située à 2 000 000 d'années-lumière de la Terre.

Dans quelques cas l'études de signalements anciens pourrait fournir à l'enquêteur l'indice d'une interprétation possible que n'avait pas eu l'enquêteur d'origine. Dans un tel cas, une interview ultérieure du témoins pourrait permettre d'obtenir de nouvelles informations qui n'étaient pas ressorties de l'interview précédente. Mais nous avons trouvé que de telles interviews se devaient d'être menées avec un grand soin puisqu'il était très possible que les "nouvelles" informations puissent avoir été générées au travers de l'usage inconscient de questions orientées menant vers la nouvelle interprétation, et pourraient donc ne pas être fiables pour cette raison.

Sources de rapports d'ovnis

Généralement le 1er signalement d'un ovni est fait par un officier de la police locale ou par un journaliste de la presse locale. Dans certains cas, des membres d'organisation d'étude des ovnis sont suffisamment bien connus dans la communité pour que des signalements leurs soient directement faits. En dépit de la publicité considérable qui fut accordée à ce sujet, une grande portion du public n'est toujours pas au courant de l'intérêt officiel de l'Air Force.

Even some policemen and newsmen do not know of it and so do not pass on the UFO report. In other cases, we found that the anti-Air Force publicity efforts of some UFO enthusiasts had persuaded observers, who would otherwise have done so, not to report to the Air Force. We have already commented on the fact that for a variety of reasons many persons who do have UFO experiences do not report promptly.

Ideally the entire public would have known that each Air Force base must, according to AFR 80-17, have an UFO officer and would have reported promptly any extraordinary thing seen in the sky. Or, if this were too much to expect, then all police and news agencies would ideally have known of Air Force interest and would have passed information along to the nearest Air Force base. But none of these ideal things were true, and as a result our collection of UFO reports is extremely haphazard and incomplete.

When a report is made to an Air Force base, it is handled by an UFO officer whose form of investigation and report is prescribed by APR 80-17 (annexe A). If the explanation of the report is immediately obvious and trivial — some persons will telephone a base to report a contrail from a high-flying jet that is particularly bright in the light of the setting sun — the UFO officer tells the person what it was he saw, and there the matter ends. No permanent record of such calls is made. As a result there is no record of the total number of UFO reports made to AF bases. Only those that require more than cursory consideration are reported to Project Blue Book. Air Force officers are human, and therefore interpret their duty quite differently. Some went to great lengths not to submit a report. Others took special delight in reporting all of the "easy" ones out of a zealous loyalty to their service, because the more "identifieds" they turned in, the higher would be the over-all percentage of UFO reports explained. When in June 1967 Air Force UFO officers from the various bases convened in Boulder some of them quite vigorously debated the relative merits of these two different extreme views of their duty.

Many people have from time to time tried to learn something significant about UFOs by studying statistically the distribution of UFO reports geographically, in time, and both factors together. In our opinion these efforts have proved to be quite fruitless. The difficulties are discussed in Section VI, Chapter 10.

The geographical distribution of reports correlates roughly with population density of the non-urban population. Very few reports come from the densely-populated urban areas. Whether this is due to urban sophistication or to the scattering of city lights is not known, but it is more probably the latter.

There apparently exists no single complete collection of UFO reports. The largest file is that maintained by Project Blue Book at Wright-Patterson Air Force Base, Ohio. Other files are maintained by APRO in Tucson and NICAP in Washington. The files of Project Blue Book are arranged by date and place of occurrence of the report, so that one must know these data in order to find a particular case. Proposals have been made from time to time for a computer-indexing of these reports by various categories but this has not been carried out. Two publications are available which partially supply this lack: one is The UFO Evidence (Ha11, 1964) and the other is a collection of reports called The Reference for Outstanding UFO Reports (Olsen, ) . (NCAS editors note: No date provided for the Olsen document).

We have already mentioned the existence of flaps, that is, the tendency of reports to come in clusters at certain times in certain areas. No quantitative study of this is available, but we believe that the clustering tendency is partly due to changing amounts of attention devoted to the subject by the news media. Publicity for some reports stimulates more reports, both because people pay more attention to the sky at such a time, and because they are more likely to make a report of something which attracts their attention.

In the summer of 1967 there was a large UFO flap in the neighborhood of Harrisburg, Pa. This may have been in part produced by the efforts of a local NICAP member working in close association with a reporter for the local afternoon newspaper who wrote an exciting UFO story for his paper almost daily. Curiously enough, the morning paper scarcely ever had an UFO story from which we conclude that one editor's news is anothers filler. We stationed one of our investigators there during August with results that are described dans le cas 27.

Many UFO reports were made by the public to Olmsted Air Force Base a few miles south of Harrisburg, but when this base was deactivated during the summer UFO reports had to be made to McGuire Air Force Base near Trenton, N. J. This required a toll call, and the frequency of receipt of UFO reports from the Harrisburg area dropped abruptly.

For all of these various reasons, we feel that the fluctuations geographically and in time of UFO reports are so greatly influenced by sociological factors, that any variations due to changes in underlying physical phenomena are completely masked.

In sensational UFO journalism the statement is often made that UFOs show a marked tendency to be seen more often near military installations. There is no statistically significant evidence that this is true. For sensational writers, this alleged but unproven concentration of UFO sightings is taken as evidence that extra-terrestrial visitors are reconnoitering our military defenses, preparatory to launching a military attack at some time in the future. Even if a slight effect of this kind were to be established by careful statistical studies, we feel that it could be easily accounted for by the fact that at every base men stand all night guard duty and so unusual things in the sky are more likely to be seen. Moreover civilians living near a military base are more likely to make a report to the base than those living at some distance from it.

AFR 80-17a directed UFO officers at each base to send to the Colorado project a duplicate of each report sent to Project Blue Book. This enabled us to keep track of the quality of the investigations and to be informed about puzzling uninterpreted cases. Such reporting was useful in cases whose study extended over a long period, but the slowness of receipt of such reports made this arrangement not completely satisfactory as a source of reports on the basis of which to direct the activity of our own field teams. A few reports that seemed quite interesting to Air Force personnel caused them to notify us by teletype or telephone. Some of our field studies arose from reports received in this way.

To supplement Air Force reporting, we set up our own Early Warning Network, a group of about 60 active volunteer field reporters, most of whom were connected with APRO or NICAP. They telephoned or telegraphed to us intelligence of UFO sightings in their own territory and conducted some preliminary investigation for us while our team was en route. Some of this cooperation was quite valuable. In the spring of 1968, Donald Keyhoe, director of NICAP, ordered discontinuation of this arrangement, but many NICAP field teams continued to cooperate.

All of these sources provided many more quickly reported, fresh cases than our field teams could study in detail. In consequence we had to develop criteria for quickly selecting which of the cases reported to us would be handled with a field trip (voir section 3, chapitre 1).

Hypothèse extra-terrestre

L'idée que certains ovnis puissent être des vaisseaux spatiaux envoyés sur Terre depuis une autre civilisation, résidant sur une autre planète du système solaire, ou sur une planète associée à une étoile plus éloignée que le Soleil, est appelée Hypothèse Extra-terrestre (HET). Quelques personnes professent détenir un niveau de croyance plus fort dans la réalité d'ovnis visiteurs venus de l'espace, contrôlés par des êtres intelligents, plutôt que simplement la possibilité, non encore complètement établie d'un fait observationnel. Nous appelerons ce niveau de croyance RET, pour Réalité ExTraterrestre.

Il est souvent difficile de simplement être sûr du degré de croyance défendu par diverses personnes, de par la vagueté dont ils expriment leurs idées.

Par exemple, s'addressant à la Société Américaine des Editeurs de Journaux à Washington le 22 avril 1967, le Dr. McDonald déclara : Il n'y a pas, selon mon avis actuel, d'alternative sensible à l'hypothèse tout à fait choquante que les ovnis sont des sondes extraterrestres venant de quelque part ailleurs. Puis dans une émission australienne le 20 août 1967, McDonald dit : ...vous vous trouvez au final avec l'hypothèse apparemment absurde et apparemment improbable que ces choses puissent venir d'ailleurs.

Un certain nombre d'autres scientifiques se sont également exprimé comme croyants en l'HET, si ce n'est la RET, mais habituellement dans des termes plus prudents.

L'idée générale de voyage spatial par des humains depuis la Terre et de visiteurs de la Terre depuis d'autres civilisations est une vieille idée et a été le sujet de nombreux travaux de fiction. Dans les 250 dernières années le sujet a été largement développé dans la science fiction. Un récit fascinant du développement de cette forme littéraire est donné dans Pélerins à travers l'espace et le temps - Tendances et schémas dans la fiction scientifique et utopique Bailey, 1947.

La 1ère suggestion publiée que certains ovnis sont des visiteurs d'autres civilisations est contenue dans un article de True, intitulé Les soucoupes volantes sont réelles par Donald E. Keyhoe (1950).

Une preuve directe, convaincante et univoque de la vérité de la RET constituerait la plus grande découverte scientifique de l'histoire de l'humanité. Dépassant son intérêt pour la science, elle aurait sans aucun doute des conséquences d'une significativité surpassante pour toute phase de la vie humaine. Des personnes ayant écrit de manière spéculative sur ce sujet, professent croire que les visiteurs extraterrestres supposés viennent avec des intentions bénéfiques, pour aider l'humanité à nettoyer le terrible désordre qu'elle a mis. D'autres disent croire que les visiteurs sont hostiles. Que leur venue soit favorable ou défavorable pour l'humanité, il est presque certain qu'ils produiraient de grands changements dans les conditions de l'existence humaine.

Il est caractéristique de la plupart des rapports de visiteurs effectivement venus de l'espace qu'il n'y ait pas de témoin corroborant de l'incident prétendu, de sorte que l'histoire doit être acceptée, si elle le doit, sur la seule base d'une croyance en la véracité de la personne même qui a vécu l'événement. Dans les cas que nous avons étudiés, il n'y en a eu que 1 où l'observateur a déclaré avoir eu un contact avec 1 visiteur de l'espace. Sur la base de notre expérience avec celui-ci, et de notre propre réticence à croire en la vérité littérale de l'incident de Villas-Boas, ou de celui de Truckee, en Californie. rapporté par le professeur James Harder (voir section 5, chapitre 2), nous avons trouvé qu'aucun élément direct quel qu'il soit de nature convainquante existe aujourd'hui pour déclarer que de quelconques ovnis représentent des vaisseaux spatiaux visitant la Terre depuis une autre civilisation.

Certaines personnes sont par tempérament prêtes, désireuses mêmes, d'accepter la RET sans preuves observationnelles claires. Une demoiselle remarqua : Ce serait si merveilleusement excitant si c'était vrai ! Cela serait certainement excitant, mais cela ne le rend pas vrai. Confrontés à une proposition d'une si grande importance, des scientifiques responsables adoptent une attitude prudemment critique envers tout indice apporté pour la soutenir. Des personnes sans formation scientifique confondent souvent cela avec une opposition de base à l'idée, avec un désir biaisé ou un espoir, ou même une volonté de déformer les éléments afin de conclure que la RET n'est pas vraie.

La prudence des scientifiques dans une telle situation ne représente pas une opposition à l'idée. Elle représente une détermination à ne pas accepter la proposition comme vraie en l'absence d'éléments qui établissent clairement, sans ambiguïté et avec certitude sa vérité ou fausseté.

Scientifiquement il n'est pas nécessaire — ce n'est même pas souhaitable — d'adopter une position sur la vérité ou la fausseté de la RET pour enquêter sur la question. Il y a une fausse idée répandue que la recherche scientifique représente un certain type de débat dans lequel la vérité est adjugée être du côté de l'équipe qui a totalité le plus de points. Les scientifiques investiguent une proposition indécidée en recherchant des manières d'obtenir des éléments observationnels décisifs. Parfois les manières d'obtenir de telles données sont difficiles à concevoir, difficiles à mettre en oeuvre, et si indirectes que le reste du monde scientifique reste incertain de la valeur probante des résultats pendant un long moment. Le progrès en science peut être péniblement lent — à d'autres moments il peut être soudain et dramatique. La question de la RET serait réglée en quelques minutes si une soucoupe volante devait atterrir sur la pelouse d'un hôtel où une convention de la Société Américaine de Physique se tenait, et que ses occupants devaient émerger et présenter un papier spécial aux physiciens rassemblés, révélant d'où ils viennent, et la technologie expliquant comment leur appareil fonctionne. Chercher des questions dans l'assemblée suivrait.

In saying that thus far no convincing evidence exists for the truth of ETA, no prediction is made about the future. If evidence appears soon after this report is published, that will not alter the truth of the statement that we do not now have such evidence. If new evidence appears later, this report can be appropriately revised in a second printing.

Vie intelligente ailleurs

Qu'il y ait une vie intelligente ailleurs (VIA) in the Universe is a question that has received a great deal of serious speculative attention in recent years. A good popular review of thinking on the subject is We Are Not Alone by Walter Sullivan (1964). More advanced discussions are Interstellar Communications, a collection of papers edited by A. G. W. Cameron (1963), et Intelligent Life in the Universe Shklovskii et Sagan, 1966. Jusqu'ici nous n'avons aucun indice observationnel de quelque sorte sur la question, qui reste donc ouverte. Une première discussion non publiée est une lettre du 13 décembre 1948 de J. E. Lipp au général Donald Putt (Annexe D). Cette lettre est l'Annexe D du rapport du Projet Sign daté de février 1949 des Quartiers-Généraux du Commandement du Matériel de l'Air n° F-TR-2274-IA.

The ILE question has some relation to the ETH or ETA for UFOs as discussed in the preceding section. Clearly, if ETH is true, then ILE must also be true because some UFOs have then to come from some unearthly civilization. Conversely, if we could know conclusively that ILE does not exist, then ETH could not be true. But even if ILE exists, it does not follow that the ETH is true.

For it could be that the ILE, though existent, might not have reached a stage of development in which the beings have the technical capacity or the desire to visit the Earth's surface. Much speculative writing assumes implicitly that intelligent life progresses steadily both in intellectual and in its technological development. Life began on Earth more than a billion years ago, whereas the known geological age of the Earth is some five billion years, so that life in any form has only existed for the most recent one-fifth of the Earths life as a solid ball orbiting the Sun. Man as an intelligent being has only lived on Earth for some 5000 years, or about one-millionth of the Earth's age. Technological development is even more recent. Moreover the greater part of what we think of as advanced technology has only been developed in the last 100 years. Even today we do not yet have a technology capable of putting men on other planets of the solar system. Travel of men over interstellar distances in the foreseeable future seems now to be quite out of the question. (Purcell, 1960; Markowitz, 1967).

Les dimensions de l'univers sont difficile à concevoir pour l'esprit de l'homme. Une année-lumière est la distance que parcourt la lumière en 1 année de 31,56 millions de secondes, au rythme de 186000 miles/s, c'est-à-dire, une distance de 5,88 millions de millions de miles. L'étoile connue la plus proche est à une distance de 4,2 années-lumières.

15 étoiles sont connues pour être à moins de 11,5 années-lumières du Soleil. Notre propre galaxie, la Voie Lactée, est une vaste distribution applatie de quelques 1011 étoiles d'environ 80000 années-lumières de diamètre, avec le Soleil situé à environ 26000 années-lumières du centre. To gain a little perspective on the meaning of such distances relative to human affairs, we may observe that the news of Christ's life on Earth could not yet have reached as much as a tenth of the distance from the Earth to the center of our galaxy.

Les autres galaxies sont inconceivably éloignées. Les galaxies les plus faintest observable sont à une distance de quelques 2 milliards d'années-lumières. Il existe quelques 100 millions de telles galaxies avant cette distance, la distance moyenne entre les galaxies étant de quelques 8 milliards d'années-lumières.

Les auteurs de littérature de fantaisie sur les ovnis casually set all of the laws of physics aside in order to try to evade this conclusion, but serious consideration of their ideas hardly belongs in a report on the scientific study of UFOs.

Même en supposant que les difficultés de cette sorte pourraient être surmontées, nous n'avons pas le droit de supposer que in life communities everywhere there il y a une évolution continue dans les directions d'une plus grande intelligence comme d'une plus grande compétence technologique. Les êtres humains savent aujourd'hui suffisamment comment détruire toute vie sur Terre, et ils pourraient manquer de l'intelligence to work out social controls to keep themselves from doing so. If other civilizations have the same limitation then it might be that they develop to the point where they destroy themselves utterly before they have developed the technology needed to enable them to make long space voyages.

Une autre possibilité est que l'évolution de l'intelligence prenne le pas sur l'évolution technologique de sorte qu'au moment où une société serait techniquement capable de voyage spatial interstellaire, elle aurait atteint un niveau d'intelligence auquel elle n'ait plus le moindre intérêt pour le voyage interstellaire. We must not assume that we are capable of imagining now the scope and extent of future technological development of our own or any other civilization, and so we must guard against assuming that we have any capacity to imagine what a more advanced society would regard as intelligent conduct.

En plus des grandes distances impliquées, et des difficultés qu'elles présentent pour le voyage spatial interstellaire, il reste un autre problème : si nous supposons que les civilisations s'annihilent d'elles-mêmes de sorte que leur durée de vie intelligente s'étende sur moins de, disons, 100 000 ans, alors une durée de vie aussi courte va à l'encontre de la probabilité de communication interstellaire réussie. Les différentes civilisations atteindraient probablement la culmination de leur développement à des époques différentes de l'histoire cosmique. De plus, selon les vues actuelles, les étoiles se forment constamment par la condensation de poussières et gaz interstellaires. Elles existent depuis peut-être 10 milliards d'années, dont une civilisation durant 100 000 ans n'est que 1/100 000ème de la durée de vie de l'étoile. Il s'ensuit qu'il n'y a qu'une probabilité très faible que 2 civilisations proches soient dans des états de développement élevé à la même époque.

Les astronomes s'accordent généralement sur le fait qu'un nombre plutôt grand de l'ensemble des étoiles de la séquence principale sont probablement accompagnées de planètes à la bonne distance de leur soleil pour offrir des conditions habitables pour la vie telle que nous la connaissons. C'est-à-dire que, là où se trouve des étoiles, se trouvent probablement des planètes habitables. Cette croyance est en faveur de la possibilité de communication interstellaire, mais on doit se souvenir que même cette vue est entièrement de la spéculation : nous sommes relativement incapables d'observer directement de quelconques planètes associées à des étoiles autres que le Soleil.

Au regard de the foregoing, nous considérons qu'il est safe de supposer qu'aucune VIA hors de notre système solaire n'a la possibilité de visiter la Terre dans les prochaines 10 000 années.

Cette conclusion n'exclut pas la possibilité de l'existence de VIA, as contrasted with the ability of such civilizations to visit Earth. Il est estimé que 1021 étoiles peuvent être observées en utilisant le télescope de 200 pouces de Hale sur le Mont Palomar. Les astronomes conjecturent cette possibilité as few as one in a million or as many as one in ten of these have a planet in which physical and chemical conditions are such as to make them habitable by life based on the same kind of biochemistry as the life we know on Earth. Even if the lower figure is taken, this would mean there are 1015 stars in the visible universe which have planets suitable for an abode of life. In our own galaxy there are 1011 stars, so perhaps as many as 108 have habitable planets in orbit around them.

Les biologistes sont assez confiant sur le fait que partout où les conditions physiques et chimiques sont bonnes, la vie émergera bien. En bref, les astronomes nous disent qu'il y a un grand nombre d'étoiles dans l'univers accompagnées de planètes où les conditions physiques et chimiques sont adaptées, et les biologistes nous disent que les lieux habitables sont certains de devenir habités Rush 1957.

Une avancée importante fut faite lorsque Stanley L. Miller (1955) montra expérimentalement que des décharges électriques telles que celles dans la foudre naturelle lorsquelles sont passées à travers une mixture de méthane et d'ammoniaque, telle qu'il pourrait y en avoir eu dans l'atmosphère primitive de la Terre, initieront des réactions chimiques des libèreront des acides aminés. Ce sont les briques de bases à partir desquelles sont construites les protéines essentielles à la vie. Le travail de Miller a été suivi et étendu par de nombreux autres, en particulier P. H. Abelson de l'Institution Carnegie de Washington.

The story is by no means fully worked out. The evidence in hand seems to convince biochemists that natural processes, such as lightning, or the absorption of solar ultraviolet light, could generate the necessary starting materials from which life could evolve. On this basis they generally hold the belief that where conditions make it possible that life could appear, there life actually will appear.

It is regarded by scientists today as essentially certain that ILE exists, but with essentially no possibility of contact between the communities on planets associated with different stars. We therefore conclude that there is no relation between ILE at other solar systems and the UFO phenomenon as observed on Earth.

There remains the question of ILE within our solar system. Here only the planets Venus and Mars need be given consideration as possible abodes of life.

Mercury, the planet nearest the Sun, is certainly too hot to support life. The side of Mercury that is turned toward the Sun* has an average temperature of 660 °F. Since the orbit is rather eccentric this temperature becomes as high as 770 °F, hot enough to melt lead, when Mercury is closest to the Sun. The opposite side is extremely cold, its temperature not being known. Gravity on Mercury is about one-fourth that on Earth. This fact combined with the high temperature makes it certain that Mercury has no atmosphere, which is consistent with observational data on this point. It is quite impossible that life as found on Earth could exist on Mercury.

Jupiter, Saturn, Uranus, Neptune and Pluto are so far from the Sun that they are too cold for life to exist there.

Although it has long been thought that Venus might provide a suitable abode for life, it is now known that the surface of Venus is also too hot for advanced forms of life, although it is possible that some primitive forms may exist. Some uncertainty and controversy exists about the interpretation of observations of Venus because the planet is always enveloped in dense clouds so that the solid surface is never seen. The absorption spectrum of sunlight coming from Venus indicates that the principal constituent of the atmosphere is carbon dioxide. There is no evidence of oxygen or water vapor. With so little oxygen in the atmosphere there could not be animal life there resembling that on Earth. * Mercury rotates in 59 days and the orbital period is 88 days, so there is a slow relative motion.

Although it is safe to conclude that there is no intelligent life on Venus, the contrary idea is held quite tenaciously by certain groups in America. There are small religious groups who maintain that Jesus Christ now sojourns on Venus, and that some of their members have traveled there by flying saucers supplied by the Venusians and have been greatly refreshed spiritually by visiting Him. There is no observational evidence in support of this teaching.

In the fantasy literature of believers in ETH, some attention is given to a purely hypothetical planet named Clarion. Not only is there no direct evidence for its existence, but there is conclusive indirect evidence for its non-existence. Those UFO writers who try not to be totally inconsistent with scientific findings, recognizing that Venus and Mars are unsuitable as abodes of life, have invented Clarion to meet the need for a home for the visitors who they believe come on some UFOs.

They postulate that Clarion moves in an orbit exactly like that of the Earth around the Sun, but with the orbit rotated through half a revolution in its plane so that the two orbits have the same line of apsides, but with Clarion's perihelion in the same direction from the Sun as the Earths aphelion. The two planets, Earth and Clarion, are postulated to move in their orbits in such a way that they are always opposite each other, so that the line Earth-Sun-Clarion is a straight line. Thus persons on Earth would never see Clarion because it is permanently eclipsed by the Sun.

If the two orbits were exactly circular, the two planets would move along their common orbit at the same speed and so would remain exactly opposite each other. But even if the orbits are elliptical, so that the speed in the orbit is variable, the two planets would vary in speed during the year in just such a way as always to remain Opposite each other and thus continue to be permanently eclipsed.

However, this tidy arrangement would not occur in actuality because the motion of each of these two planets would be perturbed by the gravitational attractions between them and the other planets of the solar system, principally Venus and Mars. It is a quite complicated and difficult problem to calculate the way in which these perturbations would affect the motion of Earth and Clarion.

At the request of the Colorado project, Dr. R. L. Duncombe, director of the Nautical Almanac office at U.S. Naval Observatory in Washington, D. C., kindly arranged to calculate the effect of the introduction of the hypothetical planet Clarion into the solar system. The exact result depends to some extent on the location of the Earth-Sun-Clarion line relative to the line of apsides and the computations were carried out merely for one case (voir annexe E).

These calculations show that the effect of the perturbations would be to make Clarion become visible from Earth beyond the Sun's limb after about thirty years. In other words, Clarion would long since have become visible from Earth if many years ago it were started out in such a special way as has been postulated.

The computations revealed further that if Clarion were there it would reveal its presence indirectly in a much shorter time. Its attraction on Venus would cause Venus to move in a different way than if Clarion were not there. Calculation shows that Venus would pull away from its otherwise correct motion by about 1 second of arc in about three months time. Venus is routinely kept under observation to this accuracy, and therefore if Clarion were there it would reveal its presence by its effect on the motion of Venus. No such effect is observed, that is, the motion of Venus as actually observed is accurately in accord with the absence of Clarion, so therefore we may safely conclude that Clarion is nonexistent Ces calculs supposent que la masse de Clarion est grossièrement égale à celle de la Terre.

In his letter of transmittal Dr. Duncombe comments "I feel this is definite proof that the presence of such a body could not remain undetected for long. However, I am afraid it will not change the minds of those people who believe in the existence of Clarion.

We first heard about Clarion from a lady who is prominent in American political life who was intrigued with the idea that this is where UFOS come from. When the results of the Naval Observatory computations were told to her she exclaimed, That's what I don't like about computers! They are always dealing death blows to our fondest notions.

[So we need consider Clarion no further.]

NCAS EDITORS' NOTE: The errata sheet specifies that this remark about Clarion be removed. Since the statement is not a genuine error we have left it in. It was deleted from the Bantam edition of the report.

Mars has long been considered as a possible abode of life in the solar system. There is still no direct evidence that life exists there, but the question is being actively studied in the space research programs of both the United States and Soviet Russia, so it may well be clarified within the coming decade.

At present all indications are that Mars could not be the habitation of an advanced civilization capable of sending spacecraft to visit the Earth. Conditions for life there are so harsh that it is generally believed that at best Mars could only support the simpler forms of plant life.

An excellent recent survey of the rapidly increasing knowledge of Mars is Handbook of the Physical Properties of the Planet Mars compiled by C. M. Michaux (NASA publication SP-3030, 1967). A brief discussion of American research programs for study of life on Mars is given in Biology and Exploration of Mars, a 19-page pamphlet prepared by the Space Science Board of the National Academy of Sciences, published in April 1965.

The orbit of Mars is considerably more eccentric than that of the Earth. Consequently the distance of Mars from the Sun varies from 128 to 155 million miles during the year of 687 days. The synodic period, or mean time between successive oppositions, is 800 days.

The most favorable time for observation of Mars is at opposition, when Mars is opposite the Sun from Earth. These distances of closest approach of Mars and Earth vary from 35 to 60 million miles. The most recent favorable time of closest approach was the opposition of 10 September 1956, and the next favorable opposition will be that of 10 August 1971. At that time undoubtedly great efforts will be made to study Mars in the space programs of the URSS and the United States.

Some of the UFO literature has contended that a larger than usual number of UFO reports occur at the times of Martian oppositions. The contention is that this indicates that some UFOs come from Mars at these particularly favorable times. The claimed correlation is quite unfounded; the idea is not supported by observational data. (Vallee and Vallee, 1966, p. 138).

Mars is much smaller than Earth, having a diameter of 4200 miles, in comparison with 8000 miles. Mars' mass is about one-tenth the Earths, and gravity at Mars surface is about 0,38 that of Earth. The Martian escape velocity is 3,1 mile/s.

At the favorable opposition of 1877, C. V. Schiaparelli, an Italian astronomer, observed and mapped some surface markings on Mars which he called "canali," meaning "channels" in Italian. The word was mistranslated as "canals" in English and the idea was put forward, particularly vigorously by Percival Lowell, founder of the Lowell Observatory of Flagstaff, Arizona, that the canals on Mars were evidence of a gigantic planetary irrigation scheme, developed by the supposed inhabitants of Mars (Lowell, 1908). These markings have been the subject of a great deal of study since their discovery. Astronomers generally now reject the idea that they afford any kind of indication that Mars is inhabited by intelligent beings.

Mars a 2 lunes nommées Phobos et Deimos. Elles sont excessivement petites, Phobos étant estimé à 10 miles de diamètre et Deimos à 5 miles, sur la base de leur brillance, en considérant le pouvoir réfléchissant de leur matière comme étant le même que celui de la planète. Les périodes sont de 7h39m pour Phobos et 30h18m pour Deimos. Elles furent découvertes en Août 1877 par Asaph Hall en utilisant le nouveau réfracteur de 26 pouces de l'Observatoire Naval des U.S. à Washington. Un recherche infructueuse de lunes de Mars fut effectuée avec un mirroir de 48 pouces lors de l'opposition de 1862.

I. S. Shklovskii (1959) published a sensational suggestion in a Moscow newspaper that these moons were really artificial satellites which had been put up by supposed inhabitants of Mars as a place of refuge when the supposed oceans of several million years ago began to dry up (Sullivan, 1966, p. 169). There is no observational evidence to support this idea. Continuing the same line of speculation Salisbury (1962), after pointing out that the satellites were looked for in 1862 but not found until 1877, then asks, "Should we attribute the failure of 1862 to imperfections in existing telescopes, or may we imagine that the satellites were launched between 1862 and 1877?" This is a slender reed indeed with which to prop up so sensational an inference, and we reject it.

Propagation de la lumière et perception visuelle

Most UFO reports refer to things seen by an observer. Seeing is a complicated process. It involves the emission or scattering of light by the thing seen, the propagation of that light through the atmosphere to the eye of the observer, the formation of an image on the retina of the eye by the lens of the eye, the generation there of a stimulus in the optic nerve, and the perceptual process in the brain which enables the mind to make judgments about the nature of the thing seen.

Under ordinary circumstances all of these steps are in fairly good working order with the result that our eyes give reasonably accurate information about the objects in their field of view. However, each step in the process is capable of malfunctioning, often in unsuspected ways. It is therefore essential to understand these physical and psychological processes in order to be able to interpret all things seen, including those reported as UFOs.

The study of propagation of light through the atmosphere is included in atmospheric optics or meteorological optics. Although a great deal is known about the physical principles involved, in practice it is usually difficult to make specific statements about an UFO report because not enough has been observed and recorded about the condition of the atmosphere at the time and place named in the report.

Application of the knowledge of atmospheric optics to the interpretation of UFO reports has been especially stressed by Menzel (1952); (Menzel and Boyd, 1963). A valuable treatise on atmospheric effects on seeing is Middleton's Vision through the Atmosphere (1952). A survey of the literature of atmospheric optics with emphasis on topics relevant to understanding UFO reports was prepared for the Colorado project by Dr. William Viezee of the Stanford Research Institute (section 6, chapitre 4).

Coming to the observer himself, Menzel stressed in consulting visits to the Colorado project that more ought to be known about defects of vision of the observer. He urged careful interviews to determine the observers defects of vision, how well they are corrected, and whether spectacles were being worn at the time the UFO sighting was made. Besides the defects of vision that can be corrected by spectacles, inquiry ought to be made where relevant into the degree of color blindness of the observer, since this visual defect is more common than is generally appreciated.

Problems connected with the psychology of perception were studied for the Colorado project by Prof. Michael Wertheimer of the Department of Psychology of the University of Colorado. He prepared an elementary presentation of the main points of interest for the use of the project staff (section 6, chapitre 1).

Perhaps the commonest difficulty is the lack of appreciation of size-distance relations in the description of an unknown object. When we see an airplane in the sky, especially if it is one of a particular model with which we are familiar, we know from prior experience approximately what its size really is. Then from its apparent size as we see it, we have some basis for estimating its distance. Conversely, when we know something about the distance of an unknown object, we can say something about its size. Although not usually expressed this way, what is really "seen" is the size of the image on the retina of the eye, which may be produced by a smaller object that is nearer or a larger object that is farther away. Despite this elementary fact, many people persist in saying that the full moon looks the same size as a quarter or as a washtub. The statement means nothing. Statements such as that an object looks to be of the same size as a coin held at arm's length do, however, convey some meaningful information.

Another limitation of normal vision that is often not appreciated is the color blindness of the dark-adapted eye. The human eye really has two different mechanisms in the retina for the conversion of light energy into nerve stimulus. Photopic vision is the kind that applies in the daytime or at moderate levels of artificial illumination. It involves the cones of the retina, and is involved in color vision. Scotopic vision is the kind that comes into play at low levels of illumination. It involves the rods of the retina which are unable to distinguish colors, hence the saying that in the dark all cats are gray. The transition from photopic to scotopic vision normally takes place at about the level of illumination that corresponds to the light of the full moon high in the sky. When one goes from a brightly lighted area into a dark room he is blind at first but gradually dark adaptation occurs and a transition is made from photopic to scotopic vision. The ability to see, but without color discrimination, then returns. Nyctalopia is the name of a deficiency of vision whereby dark adaptation does not occur and is often connected with a Vitamin A dietary deficiency.

If one stares directly at a bright light which is then turned off, an afterimage will be seen; that is, the image of the light, but less bright and usually out of focus, continues to be seen and gradually fades away. Positive afterimages are those in which the image looks bright like the original stimulus, but this may reverse to a negative afterimage which looks darker than the surrounding field of view. Afterimages have undoubtedly given rise to some UFO reports.

The afterimage is the result of a temporary change in the retina and so remains at a fixed point on the retina. When one then moves his eyes to look in a different direction, the afterimage seems to move relative to the surroundings. If it is believed by the observer to be a real object it will seem to him to have moved at an enormous velocity. A light going out will seem to shrink and move away from the observer as it does so. If one light goes on while another is going off, it may appear as if the light that is going off is moving to the place where the other light is going on.

Autokinesis is another property of the eye which needs to be understood by persons who are interested in looking for UFOs. A bright light in a field of view which has no reference objects in it, such as a single star in a part of the sky which has very few other stars in it, will appear to move when stared at, even though it is in reality stationary. This effect has given rise to UFO reports in which observers were looking at a bright star and believed that it was rapidly moving, usually in an erratic way.

Etude des photographies d'ovnis

La littérature populaire sur les ovnis abonde en photographies de prétendus objets étranges dans le ciel, dont beaucoup ont clairement la forme de soucoupes volantes. Certains d'entre eux ont été publiés dans des magazines de large circulation. Les éditeurs de Look, en collaboration avec les éditeurs de l'United Press International et de Cowles Communications, Inc. ont publié un Look "Special" en 1967 qui est entièrement dédié aux "Soucoupes Volantes", et contient de nombreux exemples d'images d'ovnis.

Les éléments photographiques ont un attrait particulièrement fort pour beaucoup de gens. L'étude du Colorado a donc entrepris d'examiner les photographies disponibles avec une grande attention. Le chapitre 2 de la section 3 livre l'histoire de la plupart de ce travail et le chapitre 3 de la section 4 livre les rapports détaillés sur les cas individuels.

Il est important de distinguer les épreuves photographiques et les négatifs à partir desquels elles sont produites. Il existe de nombreuses manières dont une image peut être ajoutée sur une épreuve, par exemple, en imprimant 2 fois à partir de 2 négatifs. Les négatif, de l'autre côté, sont relativement plus difficiles à altérer sans en laisser des traces. Nous avons par conséquent décidé chaque fois que possible de concentrer notre étude de cas photographiques sur les négatifs. Ce ne fut pas, bien sûr, possible dans tous les cas examinés.

Un coiffeur dont la boutique se trouve à Zanesville, en Ohio, mais dont la maison est dans la banlieue de Roseville, a pris une paire de photographies d'ovnis ayant reçu une large publicité. Il n'a pas essayé de les exploiter d'une manière énorme. Il les a simplement exposées pour l'intérêt local (et la stimulation de son affaire de coiffure) à la fenêtre de sa boutique. Elles sont restées là pendant plus de 2 mois jusqu'à ce qu'elles soient découvertes par un journaliste de la ville de Columbus, Ohio, qui arrangea leur vente à l'Associated Press. Elles furent distribuées en février 1967 et ont été souvent imprimées dans divers magazines après leur présentation originale dans de nombreux journaux.

Au début du projet nous fîment la connaissance de Everitt Merritt, photogrammétriste de l'équipe de la Division d'Autométrique de la Raytheon Company d'Alexandrie, en Virginie. Il entreprit de faire une analyse des photographies. Une paire des tirages fut fournie à Merritt par le NICAP.

Chacun de la paire montre la maison du photographe, un petit bungalow, avec une soucoupe volante volant au-dessus. La soucoupe volante a l'air d'être presque aussi grande que la maison dans sa dimension horizontale. Le photographe dit qu'il partait de chez lui avec un appareil photo lorsqu'il se hasarda à regarder en arrière et vit la soucoupe volante volant au-dessus de chez lui. Il dit qu'il prit rapidement ce que nous appelons le cliché A. Pensant que l'ovni allait disparaître derrière un arbre, il courut sur la gauche à environ 30 pieds et prit le cliché B, ayant gâché une exposition entre les 2. Il estima qu'il y eut un intervalle de moins de 2 mn entre les 2 clichés, avec A suivi de B.

Merritt étudia les négatifs eux-mêmes par des méthodes photogrammétriques quantitatives, et also did some surveying in the front yard of the Roseville home, as a check on the calculations based on the photographs. From a study of the shadows appearing in the picture, he could show conclusively that actually picture B was taken earlier than picture A, and that the time interval between the two pictures was more than an hour, rather than being less than two minutes as claimed.

The photographic evidence contained in the negatives themselves is therefore in disagreement with the story told by the man who took the pictures. Two letters written to him by the Colorado project requesting his clarification of the discrepancy remain unanswered.

We made arrangements with Merritt for his services to be available for photogrammetric analysis of other cases. These methods require a pair of pictures showing substantially the same scene taken from two different camera locations. Unfortunately this condition is seldom met in UFO photographs. Only one other pair came to our attention which met this criterion. These were the much publicized pictures taken on 11 Mai 1950 near McMinnville, Ore. (cas 46). But in this case the UFO images turned out to be too fuzzy to allow worthwhile photogrammetric analysis.

D'autres études photographiques ont été réalisées pour le projet Colorado par le Dr. William K. Hartmann (section 3, chapitre 2).

Hartmann a fait une étude détaillée de 35 cas photographiques (section 4 du chapitre 3), faisant référence à la période 1966-1968, et une sélection de 18 cas plus anciens, dont certains ont été largement acclamés dans la littérature sur les ovnis. Cette étude photographique a mené à l'identification d'un certain nombre de photographies largement publiées comme étant des objets ordinaires, d'autres des fabrications et d'autres comme des méprises innocentes de choses photographiées dans des conditions inhabituelles.

En p. 43 du Look Spécial sur les "Soucoupes Volantes" il y a l'image d'une allegedly "claw-shaped" marking on the dry sand of a beach. Some of the dark colored moist sand making up the "claw mark" was shipped to Wright-Patterson AFB and analyzed. The liquid was found to be urine. Some person or animal had performed an act of micturition there.

A report by Staff Sergeant Earl Schroeder which says Being a native of this area and having spent a good share of my life hunting and fishing this area, I believe that the so-called 'monster' (if there was such) could very well have been a large black bear. His report also notes that during the week of July 26 the local TV stations showed a program called Lost in Space. In this program there were two monsters fitting their description controlled by a human being.

Summarizing, the investigation report says, There was food missing from the picnic table which leads to the belief that some animal was responsible for the black shape portion of the total sighting. There are numerous bears and raccoons in the area.

Another photograph presented in the Look Special is of a pentagonal image, though called hexagonal. Photographic images of this kind arise from a malfunctioning of the iris of the camera and are quite commonplace. It is hard to understand how the editors of a national illustrated magazine could be unfamiliar with this kind of camera defect.

Indices physiques directs et indirects

A wide variety of physical effects of UFOs have been claimed in the UFO literature. The most direct physical evidence, of course, would be the actual discovery of a flying saucer, with or without occupants, living or dead. None were found. Claims which we studied as direct evidence are those of the finding of pieces of material which allegedly came from outer space because it is a product of a different technology, so it is said, than any known on earth. Another kind of direct evidence studied were allegations that disturbance of vegetation on the ground, or of the soil was due to an UFO having landed at the place in question.

The claimed indirect physical evidence of the presence of an UFO is of the nature of effects produced at a distance by the UFO. Accounts of sounds, or the lack of sounds, associated with UFOs, even though reports of visual observation indicated speeds of the UFO far in excess of the velocity of sound were common. Whenever a terrestrial solid object travels through the atmosphere faster than the speed of sound, a sonic boom is generated. The argument has been advanced that the absence of a sonic boom associated with UFOs moving faster than cutoff Mach (see Section VI, Chapter 6) is an indication of their being a product of a technology more advanced than our own because we do not know how to avoid the generation of sonic booms. Another category of indirect physical effects are those associated with claims that UFOs possess strong magnetic fields, vastly stronger than those that would be produced by the strongest magnets that we know how to make.

There are many UFO reports in which it is claimed that an automobile's ignition failed and the motor stopped, and in some cases that the headlights failed also, and that after this happened, an UFO was seen nearby. Usually such reports are discussed on the supposition that this is an indication that the UFO had been the source of strong magnetic field.

Reports of both direct and indirect physical evidence were studied by various staff members of the Colorado project, principally by Dr. Roy Craig, whose account of these studies is contained dans les chapitres 3 et 4 de la section 3.

These studies resulted mostly in lack of substantiation of the claims that have been made. Claims of terrestrial magnetic disturbances at various Antarctic bases were either unconfirmed or seemed to be closely related to a practical joke that was played on a base commander.

During the period of field study of this project only one case of automobile engine malfunction came to our attention. There was some ground for skepticism about the report in that it was made by a diabetic patient who had been drinking and was returning home alone from a party at 3:00 a.m.

Some laboratory tests showed that engine failure due to the action of an external magnetic field on the car's ignition coil would require fields in excess of 20,000 gauss, at the coil. Owing to the magnetic shielding action of the sheet steel in the car body, the strength of the field outside the car would have to be considerably greater than this. But magnetic fields of such intensity would alter the state of magnetization of the car itself.

The process of forming car bodies by cold-forming the sheet steel introduces some quasi-permanent magnetization into all car bodies. Since all of the bodies of a given make in a given year are usually made with the same molds on the same presses they are all magnetized in the same pattern.

In the case in question we found that the car body that had been subjected to the presence of the UFO was magnetized. The pattern of magnetization quite closely resembled that of a car of the same make and year that was found a thousand miles away in a used car lot in Boulder, Cob. From this we can infer that the car that was supposedly near the UFO, had not been subjected to a strong magnetic field, otherwise this would have permanently changed the state of magnetization of the body of the exposed car.

In the area of direct physical evidence, probably the most interesting result of investigation was the analysis of a piece of metallic magnesium which was alleged to have come from an UFO that exploded over a stretch of tidal water at Ubatuba, Sao Paulo, Brazil in 1957. This was one of several pieces of magnesium from the same source that had been sent to the society editor of a Rio de Janeiro newspaper at the time.

Later one of the pieces was subjected to elaborate chemical analyses in government laboratories in Brazil. The results of the analysis are given in great detail in the first of the Lorenzen books (1962), the full account occupying some forty pages. The claimed result of these studies was that the laboratory work showed the metallic magnesium to be purer than any ever made by man on Earth. Therefore it could not have been a product of earthly technology, therefore it came from an extraterrestrial source.

Mrs. Lorenzen kindly supplied one of the magnesium specimens to the Colorado project. We arranged to have it studied by the method of neutron activation analysis in a laboratory in Washington (D. C.). Le résultat, présenté en détails dans le chapitre 3 de la section 3, was that the magnesium metal was found to be much less pure that the regular commercial metal produced en 1957 by the Dow Chemical Company at Midland, Michigan. Therefore it need not have come from an extraterrestrial source, leaving us with no basis for rational belief that it did.

Observations radar des ovnis

The public became generally aware of radar at the end of World War II when the story of its important use in that war was told, after having been kept secret for some 12 years. A good non-technical account of this development is given in R. M. Page, The Origin of Radar (1962).

Le mot radar est un acronyme pour RAdio Detection And Ranging. Basically, most radar systems operate in the following way. A transmitter sends out short pulses of electromagnetic energy at regular intervals. These are sent out through an antenna designed to radiate a narrow beam within a small angle of its main direction. This beam of pulses travels outward at the speed of light. If it encounters an obstacle, which may be a metallic objec